Le CAC40 perd plus de 2,5% (contre +0,2% vers 9H30), effaçant d'un coup tous les gains engrangés depuis vendredi dernier. L'écart est supérieur à -100Pts en 'intraday' et aucune composante du CAC40 ne parvient à se maintenir en territoire positif, un seul titre reste dans le vert au sein de l'Eurotop-100 (-2,6%): il s'agit de Glaxo-Smithkline avec +0,3%.

C'est un véritable vent de panique qui se met à souffler sur le secteur financier avec une chute collective des valeurs bancaires avec la perspective d'une dégradation de la notation des dettes portugaises et espagnoles.
La bourse de Lisbonne s'effondre de -6%, Madrid de -5,8% et l'Euro plonge de -1% sous les 1,38$ (à 1,3780$). Le ministre des finances portuguais dénonce l'attitude irrationnelle des investisseurs, ce qui ne fait que jeter de l'huile sur le feu.
La chute de la Monnaie Unique entraîne une accélération des positions spéculatives en 'carry trade' (rachats de Dollars) ce qui entraîne un assèchement des liquidités sur les marchés internationaux... et une liquidation massive des positions 'à effet de levier'.
L'un des mouvement de cours les plus emblématiques concerne la banque espagnole Santander qui annonce un bénéfice record de 9MdsE en 2009 et qui plonge de -9% à Madrid.
A wall Street, le Nasdaq qui avait rouvert en repli de -1% a doublé sa perte à -2% et le S&P-500 n'est pas mieux loti avec -2,05% à 1.075Pts.

Les indices US ont été déçus par la remontée inattendue du nombre de chômeurs aux Etats Unis (à 480.000 contre 472.000) à l'issue de la semaine au 30 janvier (au lieu des 460.000 inscriptions anticipées).

Les opérateurs ignorent la hausse de la productivité aux Etats-Unis à +6,2% au 4ème trimestre... mais les économistes l'attendaient en moyenne en hausse de 7,5% (après +7,2% au T3). La productivité aux USA a progressé de +2,9% en 2009, signant sa plus forte hausse depuis 2003.

A Paris, c'est un jeu de massacre sur les valeurs bancaires: Sté Générale plonge de -6,5%, devant Crédit Agricole (-5% (sous les 10,6E) puis BNP-Paribas (-4,5%) et Dexia (-4%).
Les 'défensives' ne résistent pas puisque Sanofi-Aventis s'effrite de -0,8% et France Télécom de -1%... et Vivendi cède maintenant -1,1%.

EDF chute de -2,3% alors que Morgan Stanley réaffirme son conseil 'surpondérer' sur EDF avec un objectif de cours de 50 euros, considérant que le titre offre une combinaison de profil rendement risque attractif et de catalyseurs à court terme. 'L'important potentiel d'économies de coûts mis en avant lors de l'introduction en Bourse a eu tendance à être négligé alors que l'attention était portée avant tout sur la réforme des tarifs' estime le broker.

CGGVeritas chute de 6,5% après avoir annoncé qu'un jury de Texarkana, au Texas, avait déclaré sa filiale Sercel coupable de violation d'un brevet américain, accordant ainsi à ION Geophysical Corporation 25,2 millions de dollars de dommages au titre du manque à gagner.
La seule valeur du SBF-120 qui reste dans le vert, c'est Icade avec +0,3%.






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