L'avion d'essai CS100 bleu et blanc a décollé à 13h54 GMT sur le site Bombardier de Mirabel (Québec).

Le décollage de ce vol inaugural, effectué avec neuf mois de retard, a été étonnamment silencieux grâce à de nouveaux moteurs Pratt & Whitney PurePower PW1500G qui équipent l'appareil.

Pratt & Whitney est une filiale de l'américain United Technologies.

"Le CSeries a déjà causé un séisme dans l'industrie aéronautique; c'est ce qui a poussé Boeing et Airbus à revoir la conception de leurs avions", dit Michael Boyd, président du consultant Boyd Group International.

Airbus et Boeing ont annoncé des versions nouvellement motorisées de leurs avions respectifs A320 et B737 après que Bombardier eut annoncé la couleur avec le CSeries.

Les deux géants ont engrangé plus de 3.500 commandes pour ces deux avions, mais une faible partie seulement porte sur le segment de marché qui sera directement en concurrence avec le CSeries.

Le groupe de Montréal espère prendre des parts de marché du segment des monocouloirs de 100 à 149 passagers, segment intermédiaire entre l'avion régional et les avions de ligne plus gros. Il estime pouvoir contrôler la moitié de ce segment durant les 20 prochaines années.

Pour l'heure, Bombardier a engrangé 177 commandes pour les CSeries, alors qu'il en vise 300 d'ici à la mise en service de l'appareil.

Au sein de cette gamme, le CS100 peut transporter 110 passagers. Le CS300 peut aller jusqu'à 135 voire 160 passagers.

Lors d'une conférence de presse, Michele Arcamone, président de Bombardier Commercial Aircraft, a indiqué que le coût total du projet avait atteint 3,9 milliards de dollar au lieu des 3,4 milliards estimés jusqu'à présent.

Solarina Ho, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny