Zurich (awp) - Hésitante à l'entame de séance, la Bourse suisse semblait avoir repris confiant mercredi à l'approche de la mi-journée. Loin de céder à l'euphorie, les investisseurs n'en demeuraient pas moins prudents, ceux-ci se focalisant plus que jamais la publication de l'inflation américaine ainsi que les décisions et appréciations de la banque centrale américaine, la Réserve fédérale (Fed), à l'issue de sa réunion de deux jours.

"Peu importe la crise politique européenne, pourvu qu'on ait l'ivresse américaine: tel pourrait être le résumé de la séance d'hier soir avec un nouveau record pour le S&P 500 et le Nasdaq", observe dans son commentaire John Plassard, de Mirabaud Banque. Et cela malgré la fébrilité théorique des investisseurs avant la publication des chiffres de l'inflation et la réunion de la Fed.

Les marchés américains n'ont guère été marqués par le "choc Ciotti" en France, le président du parti conservateur Les Républicains, Éric Ciotti, ayant déclaré que son parti devrait s'opposer à Emmanuel Macron en concluant une alliance avec le Rassemblement national d'extrême droite et "tous ceux qui s'identifient aux idées de la droite". Ceci n'avait jamais été envisagé auparavant.

Parmi les principales informations macroéconomiques de la matinée, les prix à la consommation en Chine ont connu en mai leur quatrième mois consécutif de hausse. La poussée du renchérissement vient confirmer la sortie du pays asiatique d'une période de déflation. Mais beaucoup reste à faire pour relancer durablement la deuxième économie mondiale.

L'inflation en Allemagne est bien repartie à la hausse en mai, pour la première fois depuis six mois. Le renchérissement a été tiré par les prix dans les services qui ont augmenté plus vite que la moyenne. La hausse des prix à la consommation a atteint 2,4% sur un an dans la première économie européenne, soit 0,2 point de plus qu'en avril.

Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni, qui avait rebondi au premier trimestre après une récession fin 2023, a stagné au mois d'avril, ajoutant aux affres du parti conservateur au pouvoir, largement distancé dans les sondages avant les élections législatives du 4 juillet.

Après avoir ouvert tout juste au-dessus de l'équilibre (+0,01%), le SMI a joué les montagnes russes dans les premiers échanges avant de se hisser progressivement dans le vert après une demi-heure de négoce. Vers 10h35, l'indice phare notait à 12'102,89 points, s'appréciant de 0,25%. Le Swiss Leader Index (SLI) en faisait de même prenait 0,21% à 1965,51 points, alors que l'indicateur élargi SPI s'étoffait de 0,23% à 16'068,89 points.

Sur les trente valeurs constitutives du SLI, dix perdaient du terrain et vingt en gagnaient. Ayant emprunté des chemins divergents en début de séance, les trois poids lourds de la cote, avaient renoué avec les gains, le bon Roche progressant de 0,2%, alors que les nominatives Nestlé et Novartis prenaient toutes deux 0,3%.

Lonza (-3,2%) creusait encore ses pertes, confortant sa position de lanterne rouge, derrière Sonova (-1,1%), Straumann (-0,5%) et Geberit (-0,4%). Morgan Stanley a réduit l'objectif de cours du titre de l'équipementier st-gallois de salles d'eau et d'aisance de 440 à 427 francs suisses.

A l'autre extrémité du tableau, l'horloger biennois Swatch Group (+1,5%) avait repris la plus haute marche du podium, devant Sandoz (+1,1%), ABB (+1,1%), Logitech (+1,1%) et Julius Bär (+10,9%). En tête en début de séance, Swiss Re (+0,9%) rentrait quelque peu dans le rang, alors que Morgan Stanley a relevé l'objectif de cours de l'action du réassureur zurichois de 109 à 113 francs suisses.

Sur le marché élargi, Ypsomed progressait de 1,4%. Le producteur bernois de dispositifs d'injection se félicite mercredi d'avoir placé son nouvel autoinjecteur auprès de Medac. L'Ypsomate 1.0 doit graduellement remplacer un instrument du concurrent new-jersiais Beckton Dickinson dans la composition du stylo d'auto administration de méthotrexate du groupe pharmaceutique allemand.

Siegfried bondissait de 1,7%. Le sous-traitant pharmaceutique argovien a paraphé avec son homologue new-yorkais Curia Global un contrat de rachat d'un site de développement précoce dans le Wisconsin.

Le fournisseur de l'industrie aéronautique Montana Aerospace (+0,7%) a cédé pour un montant non dévoilé son secteur spécialisé dans la mobilité électrique, Alu Menziken, à Mengtai Germany, filiale du groupe Inner Mongolia Mengtai.

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