La Bourse de Paris devrait prolonger son rebond mercredi matin, l'optimisme autour des résultats d'entreprises l'emportant pour l'instant sur les préoccupations liées à l'évolution de la politique de la Fed.

Vers 8h15, le contrat 'future' sur l'indice CAC 40 se négocie à 8076,5 points, en hausse de 15 points, laissant entrevoir une poursuite du redressement amorcé depuis le début de la semaine.

Après un début de mois d'avril délicat, les investisseurs témoignent à nouveau d'un certain appétit pour les actifs risqués et paraissent avoir oublié pour un temps les inquiétudes entourant le réveil de l'inflation aux Etats-Unis et l'incertitude concernant de futures baisses de taux.

En Europe comme à Wall Street, la saison des comptes trimestriels des entreprises est pour l'instant bien accueillie, même si les publications des grands groupes technologiques américains ne sont pas encore tombées.

Tesla bondit de plus de 13% ce matin en cotations après-Bourse, les résultats de premier trimestre sans éclat publiés hier soir par le fabricant de véhicules électriques ayant été bien anticipés par Wall Street.

Ce fragile retour au calme a permis au CAC 40 de repasser coup sur coup au-dessus des seuils importants des 8000 et des 8100 points, pour ne plus évoluer désormais qu'à une centaine de points, soit un peu plus de 1%, de son record historique de clôture des 8205 points atteint fin mars.

Signe de la sérénité retrouvée des marchés, le rendement des Treasuries américains à dix ans, très surveillé par les marchés, se tasse un peu dans la zone des 4,60%.

Ces signaux plutôt rassurants contribuent à faire monter doucement les actions dans des marchés qui restent toutefois nerveux.

Certains stratèges se montrent toujours prudents: dans une étude publiée en début de semaine, JPMorgan met en garde contre un 'basculement' des marchés d'actions, qu'ils estiment trop 'complaisants' vis-à-vis des niveaux de valorisations actuels.

La banque d'affaires américaine dit notamment s'inquiéter de l'absence de capacité des marchés à identifier de potentiels catalyseurs baissiers, de la volatilité faible, de la persistance de l'inflation, du resserrement des conditions de crédit et des tensions géopolitiques.

La séance d'aujourd'hui, qui peut être perçue comme une journée de transition avant les résultats de Microsoft et Alphabet et les indicateurs économiques de premier plan qui paraîtront en fin de semaine, sera animée entre autres par les chiffres des commandes de biens durables aux Etats-Unis.

Si la confiance dans le secteur industriel américain montre quelques signes d'amélioration depuis peu, la tendance de fond devrait encore rester à la stagnation, d'après les spécialistes.

En Allemagne, l'indice Ifo - attendu dans le courant de la matinée - devrait profiter de la chute des prix de l'énergie, mais la faiblesse de la demande devrait là aussi continuer de peser sur la statistique.

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