Voir nos derniers commentaires de résultats à leur sujet : Tempête parfaite chez UPS, dont le titre offre désormais 6.9% de rendement sur dividende et FedEx valorisé sur ses plus-bas à dix ans

Concernant ce second, qui annonçait il y a quelques jours le décès de son charismatique fondateur Fred Smith, l’exercice fiscal 2025 s’inscrit dans la continuité du précédent. Après trois années successives de baisse, le chiffre d’affaires est stabilisé ; le profit d’exploitation, en revanche, décroît de $5.5 à $5.2 milliards, pénalisé surtout par son segment transport routier.

Premier opérateur mondial en logistique express, le groupe annonçait justement son intention de se séparer du segment en question. Celui-ci, leader aux Etats-Unis sur le marché du transport en groupage, représente un dixième du chiffre d’affaires consolidé, mais entre le quart et le tiers du profit d’exploitation. 

C’est donc un recentrage sur son épine dorsale de 11 hubs aéroportuaires — huit en Amérique du Nord, trois en Europe et deux en Chine — et sa flotte de 710 avions qu’entreprend FedEx, accompagnée en l’occurrence d’une authentique cure d’amaigrissement. 

Il est vrai qu’en l’état, la valorisation boursière de FedEx à quatorze fois les profits sous-estime très vraisemblablement la somme de ses parties. Des concurrents de la division transport routier comme Old Dominion sont par exemple cotés en bourse à plus de trente fois leur profit. Voir à ce sujet Old Dominion reste la Rolls américaine du transport routier

A cet égard, il est naturellement tentant de séparer le segment transport routier pour le laisser évoluer de manière autonome. La fourchette est large car un grand nombre d’inconnues subsistent — notamment la dette que son parent transfèrera sur son dos — mais Zonebourse estime que le spin-off pourrait commander une valorisation comprise entre $30 et $40 milliards. 

Rapporté à la capitalisation boursière de FedEx qui atteint elle $54 milliards, ce montant légitime largement la restructuration du groupe. Sur les douze derniers mois, celui-ci retournait un peu moins de $4 milliards à ses actionnaires — aux deux tiers via des rachats d’actions — soit un milliard de plus que le cash-flow libre réalisé sur l’année.