Aucune décision n’a encore été prise, et aucun prix n’a filtré. Mais l’annonce a suffi à faire bondir la capitalisation de PTC de près de 4 milliards de dollars, portant sa valorisation à 25,2 milliards, contre 21,4 milliards avant la rumeur.

Un mouvement global dans le secteur

Après des années de multiplication d’acteurs spécialisés, l’heure est désormais au regroupement des poids lourds du secteur, sur fond de révolution portée par l’intelligence artificielle.

Fin 2024, Siemens AG a signé sa plus grosse acquisition en mettant la main sur Altair Engineering pour 10 milliards de dollars. L’industriel allemand continue de se désengager de ses activités traditionnelles pour miser sur des produits à plus forte marge, pilotés par des logiciels, afin de rattraper la rentabilité de ses pairs de l’automatisation comme Rockwell Automation Inc. et Schneider Electric SE.

Autre opération majeure en cours : l’éditeur de logiciels Synopsys finalise le rachat d’Ansys pour 34 milliards de dollars.

PTC, de son côté, attire les convoitises. D’autres groupes industriels auraient également approché l’entreprise, selon Bloomberg. Autodesk évaluent actuellement les conditions d’une éventuelle offre.

Pressions activistes

Le dossier PTC est aussi surveillé de près par Starboard Value. Le fonds activiste est entré au capital l’été dernier à hauteur de moins de 1%, mais s’est rapidement montré très actif. Une semaine après son arrivée, il publiait une lettre aux actionnaires dénonçant des irrégularités financières. Cette sortie a lancé des discussions autour de la gouvernance de l’entreprise.

Depuis, le conseil d’administration a été remanié après des échanges de lettres aux actionnaires provenant de Starboard et de communiqués de presse de la part de Autodesk