Paris (awp/afp) - Wall Street se stabilise à un haut niveau mardi, après les records de la veille provoqués par l'enthousiasme des investisseurs autour de l'IA, tandis que l'Europe profite de la flambée du secteur des semi-conducteurs.
A New York, dans les premiers échanges vers 13H30 GMT, le Nasdaq cédait 0,19%, le S&P 500 0,09% et le Dow Jones 0,03%, après que ces trois indices ont atteint des sommets, pour la quatrième séance d'affilée, lundi.
L'IA présente désormais "un impact durable sur la croissance, des flux d'investissements massifs et un écosystème financier de plus en plus vaste", résume Mike O'Sullivan, chef économiste de Moonfare.
La veille, les indices ont notamment été portés par Nvidia, première capitalisation mondiale et championne de l'intelligence artificielle, qui avait dévoilé un nouveau processeur pour ordinateurs portables sous Windows.
Autre source d'enthousiasme: le géant de l'IA Anthropic, qui développe Claude, a déposé lundi son projet de dossier d'introduction en Bourse, disant être désormais valorisé 965 milliards de dollars.
Alphabet, la maison mère de Google, va de son côté procéder à une augmentation de capital de 80 milliards de dollars pour financer le développement de ses infrastructures d'IA.
STMicroelectronics et Infineon cartonnent en Europe
En Europe, l'enthousiasme se poursuivait: Paris prenait 0,43%, Francfort 0,57%, Londres 0,06%. Milan gagnait 1,26%.
Les indices du Vieux continent sont "portés par le moteur de l'intelligence artificielle et par les valeurs qui l'incarnent le mieux: les semi-conducteurs", relève Antoine Andreani, de XTB France.
Le fabricant franco-italien STMicroelectronics flambait de 10,81% à Paris, après avoir doublé son ambition de chiffre d'affaires pour les data centers, sur lesquels sont entraînés les modèles d'IA, à environ 1 milliard de dollars en 2026.
Le groupe allemand Infineon, autre star du secteur, prenait 5,77% à Francfort. ASML gagnait 3,01% à Amsterdam.
Le pétrole respire
Dans ce contexte, la situation géopolitique au Moyen-Orient passe au second plan.
Les prix du pétrole soufflent donc, après la forte poussée de la veille (+4,2% pour le Brent et +5,5% pour le WTI). Vers 13H40 GMT, le baril du Brent de la mer du Nord cédait 0,32% à 94,68 dollars, et le WTI américain 0,49% à 91,71 dollars.
Cela "suggère une amélioration générale du sentiment du marché", selon Francesco Pesole, analyste chez ING.
Le président américain Donald Trump a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".
L'Iran, engagé dans des discussions indirectes avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, exige que tout accord avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.
Alors que doit s'ouvrir dans la journée à Washington une quatrième session de pourparlers entre le Liban et Israël, les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont toutefois poursuivis.
Les taux d'emprunt reculent
Sur le marché obligataire, les taux des emprunts d'Etat reculent dans la foulée, malgré l'accélération de l'inflation en zone euro (+3,2% en mai sur un an, selon des données publiées mardi par Eurostat).
Référence en Europe, le rendement du "Bund" allemand à dix ans affichait 2,96% contre 3,00% la veille. Son équivalent français s'alignait sur la même tendance (3,58% contre 3,62%).
Le taux d'intérêt américain de référence atteignait lui 4,43%, contre 4,45% lundi soir.
Mais "les craintes d'une fermeture durable du détroit d'Ormuz et l'érosion des réserves stratégiques mondiales entretiennent" toujours "un risque de pénurie d'offre durant l'été", souligne cependant le gestionnaire de fonds Aurel.
L'euro résistait (+0,17%) face au dollar, à un euro pour 1,1649 dollar, contre 1,1631 la veille. Valeur refuge, l'once d'or progressait (+0,63%), à 4513,18 dollars.
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