Wall Street a clôturé en forte baisse jeudi, dans un climat de prudence généralisée. Le S&P 500 a reculé de 1,65% à 6 737,4 points, le Dow Jones a perdu 1,65% à 47 452,2 points et le Nasdaq 100 a chuté de 2,05% pour terminer à 24 993,4 points.
Le président Donald Trump a officiellement mis fin mercredi au blocage budgétaire qui aura duré 43 jours, un record historique. Si cette réouverture permet la reprise des activités de l’administration fédérale, elle ne dissipe pas toutes les inquiétudes. La publication des statistiques économiques, suspendue durant le shutdown, reste perturbée.
Kevin Hassett, conseiller économique de la Maison-Blanche, a précisé jeudi que le rapport sur l’emploi d’octobre serait bien diffusé, mais sans le taux de chômage, illustrant les difficultés persistantes pour obtenir des données complètes.
Dans ce contexte, les marchés scrutent la prochaine décision de la Réserve fédérale. Selon l’outil CME FedWatch, la probabilité d’une nouvelle baisse des taux directeurs en décembre s’élève actuellement à 52%.
Les valeurs technologiques ont été les principales victimes de la séance. Nvidia a reculé de 3,58%, enregistrant la deuxième plus forte baisse du Dow Jones, tandis que Tesla (-6,64%), Super Micro Computer (-7,44%) et Palantir (-6,53%) ont lourdement pesé sur le S&P 500.
Ces corrections, de plus en plus fréquentes, traduisent les doutes persistants des investisseurs quant à la durabilité des valorisations très élevées du secteur de l’intelligence artificielle.
Walt Disney a également déçu, chutant de 7,78% après avoir publié un chiffre d’affaires en recul au quatrième trimestre fiscal, notamment en raison du ralentissement de son activité de divertissement. Le titre signe la plus forte baisse à la fois du Dow Jones et du S&P 500.
Seule véritable éclaircie de la séance, Cisco Systems a bondi de 4,62%, réalisant la meilleure performance des trois grands indices. Le groupe a dévoilé des résultats supérieurs aux attentes pour le premier trimestre fiscal, grâce à des commandes liées à l’intelligence artificielle plus solides qu’anticipé. Selon Morgan Stanley, cette dynamique pourrait soutenir une revalorisation du titre à moyen terme, au vu de son exposition croissante à ce segment stratégique.

















