Le Dow Jones a enregistré la plus forte progression parmi les indices majeurs, grimpant de 0,68% pour clôturer à un record historique de 48 254,8 points. Le S&P 500 est resté quasi stable à 6 850,9 points, tandis que le Nasdaq 100 a légèrement fléchi à 25 517,3 points.

Les valeurs technologiques ont pesé sur la performance du Nasdaq. Amazon a reculé de 1,97%, Tesla de 2,05% et Palantir de 3,56%, après plusieurs séances déjà marquées par une volatilité accrue dans le secteur de l’intelligence artificielle.

À l’inverse, AMD a flambé de 9% après avoir dévoilé de nouveaux objectifs de croissance à long terme, profitant d’une forte demande pour ses processeurs et puces d’IA.

Les marchés ont également réagi à la décision de SoftBank de vendre sa participation dans Nvidia pour 5,8 milliards de dollars. Cette cession a ravivé les craintes d’un essoufflement de la frénésie autour de l’intelligence artificielle, alors que le rapport trimestriel très attendu de Nvidia doit être publié la semaine prochaine.

Sur le plan macroéconomique, la Chambre des représentants devait voter dans la soirée un budget provisoire visant à rouvrir l’administration fédérale. Ce texte prévoit notamment le rétablissement de l’aide alimentaire, la rémunération de plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires et la reprise du contrôle aérien.

Ce compromis doit encore être signé par le président Donald Trump pour entrer en vigueur. Ce dernier a déclaré vouloir "mettre rapidement fin aux shutdowns", un engagement bien accueilli par les marchés financiers.

La réouverture attendue du gouvernement fédéral permettra de relancer la publication des indicateurs économiques, essentiels à la Réserve fédérale pour ajuster sa politique monétaire. Selon l’outil CME FedWatch, les marchés estiment désormais à 65% la probabilité d’une baisse des taux de 25 points de base lors de la réunion de décembre.

Par ailleurs, Raphael Bostic, président de la Fed d’Atlanta, a annoncé qu’il prendrait sa retraite à la fin de son mandat en février, sur fond de préoccupations croissantes concernant la volonté du président Trump d’exercer une influence accrue sur la banque centrale.