Une coentreprise entre Volkswagen et un constructeur chinois constituerait une option envisageable. Ce dernier pourrait exploiter une ou plusieurs lignes de production actuellement en sous-capacité pour fabriquer des véhicules en Saxe. Cette démarche resterait toutefois conditionnée au respect de règles et de normes européennes strictes. 'Notre critère n'est pas l'idéologie, mais la viabilité industrielle future et la sécurité des emplois chez VW en Saxe.' A Zwickau, VW produit exclusivement des modèles 100% électriques tels que l'ID.3 ou l'Audi Q4 e-tron. Selon les données de l'entreprise, l'usine employait 8000 personnes fin 2023.
Volkswagen est confronté à des difficultés persistantes : la transition vers l'électrique s'avère laborieuse, les constructeurs chinois bousculent le marché européen et la politique douanière américaine complique la donne pour les constructeurs nationaux. Des acteurs chinois comme BYD, Geely ou SAIC s'imposent avec force sur le marché européen, réagissant ainsi à une guerre des prix féroce et à des surcapacités massives en Chine. Plusieurs constructeurs chinois sont actuellement en quête de sites de production en Europe, et le ministre de l'Economie de Basse-Saxe, Olaf Lies (SPD), avait également évoqué les usines de VW à ce titre. Les experts jugent toutefois la démarche risquée. Horst Schneider, analyste chez Bank of America, a évoqué un 'loup dans la bergerie' que VW pourrait ainsi laisser entrer.
(Rapport de Myria Mildenberger. Rédigé par Ralf Bode. Pour toute question, veuillez contacter notre rédaction à berlin.newsroom@thomsonreuters.com (pour la politique et la conjoncture) ou frankfurt.newsroom@thomsonreuters.com (pour les entreprises et les marchés).)



















