M. Johnson, actuellement cadre dirigeant chez Capital One, a précédemment occupé les fonctions de numéro deux du Consumer Financial Protection Bureau (CFPB) lors du premier mandat de Trump. En 2022, il avait rejoint le cabinet de conseil Washingtonien Patomak Global Partners, réputé pour ses relais politiques.
L'année dernière, Trump et de hauts responsables ont cherché à supprimer l'agence, et la Maison Blanche s'emploie désormais à réduire ses effectifs à une fraction de ce qu'ils étaient.
Considéré comme un expert du droit financier de la consommation, M. Johnson s'est également illustré comme un critique conservateur virulent du CFPB. Il a témoigné devant le Congrès américain en faveur d'initiatives visant à mettre fin à l'indépendance financière de l'agence et à réduire son budget, tout en fustigeant ses réglementations et ses mesures de coercition.
Les tentatives pour joindre M. Johnson mercredi sont restées vaines. La Consumer Bankers Association, principal groupe de pression du secteur, a salué cette nomination, soulignant son 'expérience confirmée' et sa fine connaissance des politiques publiques.
Les Républicains accusent le CFPB d'etre un fardeau politisé pour la libre entreprise, tandis que les Démocrates et les défenseurs de l'agence estiment que l'affaiblir revient à faire un cadeau à l'industrie au détriment des consommateurs.
Le CFPB est actuellement dirigé par intérim par Russell Vought, le directeur du budget du président Trump, qui a ouvertement dénoncé l'organisme et avait initialement promis de le fermer. Alors que ces efforts se sont heurtés à des obstacles judiciaires, l'administration déclare désormais prévoir une réduction substantielle des effectifs du CFPB.
Le Congrès a créé le CFPB en 2010 pour protéger les consommateurs contre les pratiques abusives dans le secteur des services financiers, lesquelles avaient contribué à la crise financière de 2008.


















