Trump a déclaré lundi avoir interrompu la reprise programmée des frappes contre l'Iran pour laisser place aux négociations sur un accord de fin de guerre, après l'envoi par Téhéran d'une nouvelle proposition de paix à Washington.
Il a par la suite affirmé qu'il y avait une 'très bonne chance' que les États-Unis parviennent à un accord avec l'Iran pour empêcher Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire.
Les actions européennes ont progressé de 0,7%, regagnant une partie du terrain perdu vendredi, lorsqu'elles avaient chuté de 1,5% sous l'effet de la contagion de la nervosité des marchés obligataires aux actions.
Les places boursières en Europe, région importatrice nette d'énergie et comptant moins de géants technologiques, demeurent sous leurs niveaux d'avant-guerre et accusent un retard important face à leurs homologues américaines.
Les contrats à terme sur le S&P 500 ont reculé de 0,3%, pénalisés par le repli des sociétés de puces mémoire et de stockage de données en pré-ouverture, après avoir porté les indices américains vers des sommets historiques ces dernières semaines dans le sillage de l'essor de l'IA.
'Nous avons déjà assisté à de nombreux revirements', a commenté Fabien Yip, analyste de marché chez IG, au sujet des pourparlers avec l'Iran.
'Tant que nous ne verrons pas d'actions concrètes (dans le détroit d'Ormuz), avec un passage sécurisé des navires et un rebond significatif du trafic maritime, je pense que le marché dans son ensemble restera de marbre face aux commentaires de chaque camp.'
Le contrat à terme sur le Brent a cédé 1,1% à 110,90 dollars le baril suite aux déclarations de Trump, tandis que le brut léger américain (WTI) reculait de 0,4% à 108,30 dollars. Les deux références restent plus de 50% au-dessus de leurs niveaux d'avant-guerre. [O/R]
L'indice MSCI le plus large des actions d'Asie-Pacifique hors Japon a perdu 1,2% au cours de la nuit.
Le thème crucial de l'intelligence artificielle sera mis à l'épreuve mercredi par les résultats du fabricant de puces Nvidia, alors que les attentes sont extrêmement élevées pour la société la plus valorisée au monde.
'Nvidia est l'incarnation boursière de tout ce qui touche à l'IA, et les gains de ce marché ont été largement portés par ce secteur ces dernières années', a déclaré Richard Reyle, directeur des investissements chez Questar Capital Partners.
L'ACCALMIE SUR LE MARCHÉ OBLIGATAIRE
Le repli des cours du pétrole a permis d'enrayer la vente massive de titres obligataires mondiaux mardi, bien que les craintes d'un choc inflationniste durable lié au conflit iranien persistent.
Le rendement de l'emprunt d'Etat américain à 10 ans, référence du marché, s'est détendu pour revenir à 4,61% après avoir touché un plus haut de plus d'un an au-dessus de 4,63%. Les rendements évoluent à l'inverse des prix.
Les taux britanniques ont reflué suite à des informations de presse indiquant que le principal rival du Premier ministre Keir Starmer ne remettrait pas en cause les règles d'endettement du pays.
Les marchés intègrent désormais des hausses de taux de la part des grandes banques centrales cette année, anticipant un durcissement monétaire nécessaire pour contrer une résurgence de l'inflation alimentée par des prix de l'énergie durablement élevés.
'Les marchés évoluent toujours dans le même équilibre précaire', a souligné Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier Investment Managers.
'La dynamique microéconomique reste solide, l'IA agissant toujours comme principal soutien des actions américaines, mais le contexte macroéconomique devient moins clément', a-t-il ajouté, évoquant la remontée des cours du brut et des rendements obligataires.
Sur le marché des changes, le dollar a profité de son statut de valeur refuge depuis le début du conflit et progressait de 0,15% à 159,10 yens, plaçant les cambistes en alerte face à une éventuelle intervention de Tokyo pour soutenir sa devise affaiblie.
L'euro s'affichait en baisse de 0,3% à 1,162 dollar. La livre sterling reculait de 0,2% à 1,341 dollar.

















