Dans un mémoire déposé mercredi soir devant le tribunal fédéral de St. Louis, Sam Altman a fait valoir que la loi du Missouri sur les abus sexuels sur mineurs n'autorise pas l'octroi de dommages-intérêts punitifs pour les griefs formulés par Annie Altman. Selon lui, la loi limite les réparations aux seuls "dommages pour préjudice ou maladie" résultant d'abus sexuels subis durant l'enfance.
Sam Altman a également soutenu que des dommages-intérêts punitifs ne sauraient être appliqués à des actes qu'il aurait prétendument commis alors qu'il était lui-même mineur. Il a réitéré sa demande visant à obtenir le rejet pur et simple de la plainte d'Annie Altman.
Les avocats d'Annie Altman n'ont pas répondu immédiatement aux sollicitations de commentaires après la fermeture des bureaux.
Annie Altman accuse son frère d'abus sexuels et de viols perpétrés entre 1997 et 2006 au domicile familial de Clayton, dans la banlieue du Missouri, débutant lorsqu'elle avait trois ans et lui douze. Elle affirme que les "derniers actes d'abus sexuels et de viols" se sont produits alors que Sam Altman était majeur. Ce dernier est aujourd'hui âgé de 40 ans.
La famille Altman a déclaré qu'Annie Altman souffrait de troubles de la santé mentale et qu'elle avait bénéficié d'un soutien financier. Sam Altman affirme qu'elle a commencé à l'accuser d'abus sexuels sur les réseaux sociaux après qu'ils eurent rejeté ses demandes d'extorsion visant un "soutien financier de plus en plus important".
L'action en justice a été lancée en janvier 2025.
Sam Altman poursuit à son tour sa soeur pour diffamation en raison de ses publications, notamment une vidéo affirmant qu'un "quasi-milliardaire de la tech" l'avait agressée.
Il réclame un dollar symbolique, précisant qu'il "ne souhaite pas nuire financièrement à sa soeur" mais qu'il veut obtenir un verdict établissant la fausseté de ses déclarations.
Sam Altman est devenu l'une des figures de proue de l'essor de l'intelligence artificielle après le lancement du chatbot ChatGPT en 2022.
Il doit également faire face à un procès prévu pour le 27 avril dans le cadre de la plainte de plus de 134 milliards de dollars déposée par le milliardaire Elon Musk. Ce dernier accuse OpenAI d'avoir dévié de sa mission initiale consistant à développer l'IA au profit de l'humanité, et de l'avoir trompé pour obtenir ses dons. Microsoft, partenaire d'OpenAI, figure également parmi les défendeurs.




















