Le groupe allemand avait mis en vente cette division, confrontée à un recul de son chiffre d'affaires et de ses résultats. Ce segment, qui produit des composants pour une industrie automobile en pleine crise, ne fait plus partie du coeur de métier. Rheinmetall entend désormais privilégier ses activités de défense, particulièrement rentables et portées par une croissance soutenue.
Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'industrie de l'armement occidentale est sollicitée pour renforcer les capacités militaires, une dynamique dont Rheinmetall tire profit. La prise de distance de l'administration américaine sous le président Donald Trump vis-à-vis de l'Otan, ainsi que le retrait programmé de troupes américaines d'Allemagne, stimulent davantage la demande européenne en armes et munitions. Rheinmetall a récemment engrangé de nouveaux contrats militaires d'envergure. La Roumanie a notamment passé une commande majeure auprès du groupe de Düsseldorf pour un ensemble d'équipements incluant des chars, des munitions et des navires de guerre, pour une valeur totale d'environ 5,7 milliards d'euros. De son côté, la Bundeswehr a passé commande de plus de 2000 camions militaires pour un montant supérieur à un milliard d'euros.
(Rapport de Matthias Inverardi, rédigé par Myria Mildenberger. Pour toute question, veuillez contacter notre rédaction à berlin.newsroom@thomsonreuters.com (politique et conjoncture) ou frankfurt.newsroom@thomsonreuters.com (entreprises et marchés).)


















