Berenberg abaisse son conseil sur Renault, déçu par l'absence de revalorisation
Berenberg a annoncé lundi avoir abaissé à "conserver" contre "achat" jusqu'à présent sa recommandation sur Renault, avec un objectif de cours ramené dans le même temps de 45 à 38 euros.
Dans une note de recherche, l'analyste reconnaît que le constructeur français a bien exécuté sa stratégie ces dernières années, souvent mieux que ses concurrents, tout en bénéficiant de bonnes nouvelles comme la révision à la hausse de sa note de crédit.
Pourtant, le cours de l'action n'a pas suivi et ne s'est pas traduit par la revalorisation attendue, fait-il valoir, une déception que l'intermédiaire financier explique par la perspective d'un certain nombre de défis stratégiques qui pourraient peser sur sa rentabilité.
L'électrification de la gamme, les pressions sur les prix et les ambitions de développement à l'international constituent selon lui autant d'éléments qui pourraient pénaliser les marges du groupe, même si l'objectif d'une marge d'environ 6,5% en 2025 est jugé atteignable et flatteur en comparaison de la plupart des concurrents européens, y compris les constructeurs haut de gamme.
Et si Renault reste relativement épargné par certaines tendances défavorables de nature à affecter le secteur, comme les droits de douane, les surcapacités industrielles et l'exposition directe au marché chinois, la concurrence sur le marché européen, notamment de la part des constructeurs chinois, s'intensifie, et l'électrification de marques à bas coût comme Dacia pourrait également peser sur sa rentabilité, poursuit-il.
Bref, la valorisation du titre reste certes faible, autour de 4,2 fois les bénéfices attendus pour 2026, ce qui rend le titre attractif sur le papier, mais l'incapacité du titre à profiter de tous ces éléments favorables illustre bien, de son point de vue, la prudence du marché automobile face à de possibles pressions à venir sur les marges.
Renault figure parmi les 1ers constructeurs automobiles mondiaux. Le CA par activité se répartit comme suit :
- vente de véhicules (88,8%) : 2 336 807 véhicules particuliers et utilitaires vendus en 2025, répartis par marque entre Renault (1 628 030), Dacia (697 408), Alpine (10 970), Renault Korea Motors (399) et autres (2 431) ;
- prestations de services (11,1%) : prestations de financement des ventes (achat, location, crédit-bail, etc.), de services associés (entretien, extension de garantie, assistance, etc.) et de services de mobilité.
A fin 2025, le groupe dispose de 25 sites industriels dans le monde.
La répartition géographique du CA est la suivante : France (28,5%), Europe (50,6%), Amériques (8,2%), Eurasie (5%), Asie-Pacifique (4,3%), Afrique et Moyen Orient (3,4%).
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Investisseur
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Globale
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Qualité
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ESG MSCI
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Le score ESG MSCI évalue la performance environnementale, sociale et de gouvernance d’une entreprise selon la méthodologie de MSCI. Il positionne l’entreprise par rapport à ses pairs sectoriels sur une échelle allant de CCC (très faible) à AAA (excellente). Ce score est utilisé par les investisseurs pour intégrer les critères extra-financiers dans leurs décisions.