HORMUZ ET LE BLOCUS DU GOLFE
La fermeture par l'Iran du détroit d'Hormuz, point de passage habituel d'environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié, a provoqué un choc d'offre pétrolière sans précédent, faisant grimper les prix du carburant, des denrées alimentaires et des engrais.
La réouverture du détroit est la priorité absolue de Washington et le principal levier de Téhéran, mais l'opération pourrait prendre du temps.
De nombreux navires sont bloqués dans le Golfe et l'Iran affirme avoir posé des mines marines qui pourraient être difficiles à localiser.
Le blocus américain sur les ports iraniens frappe les propres exportations de l'Iran et les recettes de l'Etat. La levée de ce blocus est l'un des objectifs majeurs de Téhéran.
LE NUCLEAIRE
Les Etats-Unis affirment croire que l'Iran cherche à fabriquer une bombe nucléaire. L'Iran a toujours nié ces accusations, soutenant que son programme atomique est exclusivement civil. L'attention se porte sur l'enrichissement de l'uranium, qui produit du combustible pour les centrales nucléaires mais peut également servir à la fabrication d'une ogive. La question nucléaire est extrêmement complexe. L'Iran a enrichi une partie de son uranium à 60% de pureté - bien au-delà du niveau de 5% utilisé dans la plupart des réacteurs civils - tandis que d'autres stocks sont enrichis à 20%, 5% et 2%. Selon des sources iraniennes, Téhéran pourrait finir par accepter de diluer une partie de son uranium hautement enrichi dans un pays ami pour le ramener à un taux de 5%, avant qu'il ne lui soit restitué.
Mais de nombreux autres points restent à résoudre : la durée du gel du programme nucléaire, l'éventuel démantèlement des sites, le sort de l'uranium enrichi à des niveaux intermédiaires, l'avenir des centrifugeuses avancées de l'Iran et les règles régissant le régime d'inspection, entre autres.
MISSILES BALLISTIQUES
Une exigence américaine majeure avant la guerre était que l'Iran limite la portée de ses missiles ballistiques afin qu'ils ne puissent pas atteindre Israël. L'Iran a toujours affirmé que son droit aux armes conventionnelles est non négociable et qu'il dispose toujours d'un arsenal conséquent.
SANCTIONS ET AVOIRS GELES L'économie iranienne est pénalisée par les sanctions depuis des années, ce qui a contribué aux troubles sociaux à l'échelle nationale en janvier. Téhéran a un besoin vital de leur levée et du dégel de dizaines de milliards de dollars de revenus pétroliers bloqués dans des banques étrangères. Le pays réclame également des réparations pour les dommages de guerre.
Les Etats-Unis s'y sont opposés, Trump ayant fustigé l'ancien président américain Barack Obama pour avoir restitué certains avoirs gelés à l'Iran dans le cadre de l'accord nucléaire de 2015. Certains médias ont rapporté que le dernier projet d'accord inclurait un programme d'investissement pour l'Iran.
LE LIBAN
L'Iran a répété que la guerre d'Israël contre son principal allié, le Hezbollah au Liban, doit être incluse dans tout accord. Israël et le Liban ont convenu d'un cessez-le-feu le mois dernier, mais Israël et le Hezbollah s'accusent mutuellement de violations répétées, et l'armée israélienne intensifie sa campagne dans le sud du Liban.
Israël s'opposerait à tout accord entre les Etats-Unis et l'Iran qui limiterait sa capacité d'action au Liban. (Par Angus McDowall et Michael Georgy Rédaction par Gareth Jones)



















