La semaine dernière a concentré les tensions qui dominent désormais les marchés : une crise énergétique qui dure, des banques centrales plus inquiètes et une saison de résultats dominée par les grands groupes technologiques américains. Les places financières ont évolué dans un climat de nervosité, pénalisées par la remontée du pétrole et par l'absence d'avancées significatives au Moyen-Orient. Le détroit d'Ormuz reste paralysé par le blocus iranien et américain, tandis que la diplomatie demeure dans l'impasse. Les deux camps semblent miser sur le temps pour forcer l'autre à faire des concessions, ce qui entretient une incertitude lourde sur les flux énergétiques, les coûts logistiques et les anticipations d'inflation.

Les banques centrales ont répondu par la prudence. Fed, BCE, Banque d'Angleterre et Banque du Japon ont toutes maintenu leurs taux inchangés, mais leur discours a intégré plus clairement le risque d'un retour des pressions inflationnistes. Aux États-Unis, la

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