L'équipementier sportif allemand Puma a fait état jeudi d'un chiffre d'affaires et d'un résultat d'exploitation supérieurs aux attentes pour le premier trimestre, portés par un déstockage plus rapide que prévu.

Le groupe a également annoncé la nomination d'un nouveau directeur financier, dernier d'une série de changements au sein de son équipe de direction. Puma s'efforce de redresser ses activités face à une demande atone pour ses vêtements de sport et ses baskets, ainsi qu'aux répercussions sectorielles des tarifs douaniers américains sur les importations.

L'action progressait de 3,7% à 09h52 GMT. Le titre a reculé d'environ 40% au cours des deux dernières années.

Le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) a bondi de 19,6% pour atteindre 51,9 millions d'euros (60,5 millions de dollars), contre une estimation moyenne des analystes de 43 millions d'euros selon un consensus fourni par l'entreprise.

Cette performance a été tirée par une amélioration de la marge brute, a précisé la société. Puma réintroduit progressivement sur le marché des stocks précédemment rappelés via des partenaires sélectionnés dans le canal de la vente en gros, tout en augmentant ses ventes directes aux consommateurs et en bénéficiant d'une baisse des coûts de fret.

Son rival local Adidas ADSGn.DE a également publié mercredi un résultat d'exploitation et des ventes au premier trimestre plus robustes que prévu, soutenus par la demande anticipée pour ses produits liés à la Coupe du monde de football.

Puma a indiqué que la solide performance trimestrielle de sa catégorie football avait profité de la forte demande pour ses maillots de la Coupe du monde, sans toutefois fournir de chiffres précis.

Plus largement, l'entreprise a rappelé des invendus et consenti des rabais sur ses produits afin d'assainir ses stocks, dans un contexte de faiblesse de la consommation et de fortes décotes dans l'ensemble du secteur.

Certains coloris de ses baskets Speedcat sont actuellement proposés avec une remise de 50% sur le site britannique de Puma.

Le chiffre d'affaires ajusté des effets de change s'est établi à 1,86 milliard d'euros, en baisse de 1% mais au-dessus des 1,82 milliard d'euros prévus par les analystes, tandis que les stocks ont diminué de 8,6% en données publiées pour atteindre 1,9 milliard.

'Nous avons observé une baisse de l'ordre de 15% de nos niveaux de stocks chez certains partenaires de vente en gros (aux Etats-Unis)', a déclaré le PDG Arthur Hoeld aux journalistes lors d'une conférence téléphonique, réaffirmant l'objectif de Puma de normaliser les niveaux de stocks d'ici fin 2026.

LE REMANIEMENT DE LA DIRECTION SE POURSUIT

Ces résultats constituent un premier signe de progrès pour Arthur Hoeld, qui a pris les rênes de l'entreprise en juillet dernier.

Puma, qui a supprimé des postes et remanié ses fonctions managériales dans le but de réduire sa complexité, a également annoncé la nomination de Mark Langer, ancien PDG de Hugo Boss et directeur financier de Douglas, au poste de directeur financier à compter de vendredi.

'Le remplacement du directeur financier Markus Neubrand par un vétéran de la consommation en la personne de Mark Langer (...) devrait être bien accueilli par les marchés compte tenu de son expérience des marchés de capitaux', ont écrit les analystes de Deutsche Bank dans une note de recherche.

En mars, une déclaration réglementaire a révélé que le groupe Frasers du milliardaire Mike Ashley était devenu le deuxième actionnaire de la marque de sport, derrière le chinois Anta Sports Products, qui avait précédemment accepté de racheter une participation de 29% dans Puma.

Par le passé, Frasers a déjà utilisé ses participations minoritaires comme levier pour impulser des changements stratégiques.

(1 dollar = 0,8574 euro)