Un veto chinois s'avérerait délicat avant le déplacement du président américain Donald Trump en Chine la semaine prochaine, où le conflit iranien devrait figurer en bonne place à l'ordre du jour.
Une précédente résolution soutenue par Washington, qui semblait ouvrir la voie à une légitimation d'une action militaire américaine contre l'Iran, avait échoué le mois dernier après que la Russie et la Chine eurent exercé leur droit de veto au sein des 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU.
Aux côtés des envoyés des pays du Golfe soutenant ce nouveau projet, l'ambassadeur américain à l'ONU, Mike Waltz, a déclaré aux journalistes que tout pays qui 'chercherait à le rejeter instaurerait un précédent très, très dangereux'.
'Nous devons nous demander si un pays qui choisit de s'opposer à une proposition aussi simple souhaite réellement la paix', a-t-il ajouté.
Le nouveau texte a été rédigé par les États-Unis et Bahreïn, avec le soutien de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït et du Qatar.
L'ambassadeur de l'Iran auprès de l'ONU, Amir Saeid Iravani, a qualifié la résolution de 'profondément imparfaite, partiale et motivée par des considérations politiques'.
'Les États-Unis n'ont aucune légitimité juridique, politique ou morale pour se poser en défenseurs de la liberté de navigation ou de la sécurité maritime', a-t-il affirmé, en référence au blocus militaire américain visant les navires iraniens.
Selon des diplomates, la résolution s'est heurtée à de vives objections chinoises et russes lors des discussions à huis clos du Conseil de sécurité cette semaine, ce qui devrait les conduire à opposer leur veto à cette initiative.
L'envoyé de Bahreïn à l'ONU, Jamal Fares Alrowaiei, a déclaré que son pays se réjouissait de 'travailler de manière constructive avec tous les membres du Conseil dans les jours à venir pour finaliser ce texte'.
Les déclarations de Waltz interviennent alors que des sources et des responsables indiquent que les États-Unis et l'Iran se rapprochent d'un accord temporaire pour suspendre leur conflit, Téhéran examinant une proposition qui mettrait fin aux combats tout en laissant les questions les plus litigieuses en suspens.
Bien que la Russie et la Chine n'aient pas communiqué officiellement, un diplomate a rapporté que la Russie avait demandé le retrait ou la refonte totale du projet. Ce même diplomate a précisé que la Chine jugeait le texte biaisé et critiquait son recours au Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, qui permet au Conseil de sécurité d'imposer des mesures allant des sanctions à l'intervention militaire.
Le projet condamne les violations présumées par l'Iran du cessez-le-feu actuel ainsi que ses 'actions et menaces visant à fermer, entraver ou taxer' la liberté de navigation dans le détroit.
Il exige que l'Iran cesse immédiatement ses attaques, divulgue l'emplacement de toutes les mines et n'entrave pas les opérations de déminage.
Mardi, le Secrétaire d'État américain Marco Rubio a qualifié le projet de résolution de test pour l'utilité des Nations Unies, exhortant la Chine et la Russie à ne pas y opposer leur veto.



















