Dans un communiqué, le laboratoire bâlois précise que cette usine située à Winter Park, censée s'étendre sur une superficie de 3250 m2, devrait être opérationnelle à partir de 2029.

Novartis étaye l'extension de ses capacités de production aux Etats-Unis par la nécessité de répondre à la demande croissante pour ces traitements anticancéreux de pointe, qui associent une molécule ciblant la tumeur (ligand) à un radio-isotope thérapeutique, une technique qui permet de délivrer la radiation directement sur la tumeur tout en limitant les dommages aux tissus sains environnants.

Chaque dose de radioligand nécessite cependant d'être préparée individuellement, avec une livraison très dépendante d'échéances précises, ce qui signifie que la proximité des centres de traitement et des "hubs" logistiques devient essentielle pour garantir que les patients reçoivent leur thérapie à temps.

L'objectif est de rapprocher la production de ces médicaments au plus près des patients suivis, explique ainsi Novartis.

Parmi ces produits figure notamment le Pluvicto, un traitement de précision contre le cancer de la prostate qui se lie aux cellules cibles cancéreuses afin de les endommager et de perturber leur capacité à se reproduire, déclenchant ainsi leur mort cellulaire.

Sur les cinq prochaines années, le groupe suisse entend encore développer son réseau de production de radioligand, avec cinq nouvelles installations prévues au total, dans l'Indiana, au New Jersey, en Californie et maintenant en Floride, avant un dernier site dont l'emplacement reste encore à déterminer.