Morgan Stanley prévoit que les actions américaines surperformeront leurs homologues mondiales l'an prochain et privilégie les actions internationales par rapport au crédit et aux obligations d'État, soutenues par l'augmentation des investissements liés à l'intelligence artificielle et un environnement politique favorable.

« Les actifs risqués sont prêts pour une année 2026 dynamique, portés par des fondamentaux microéconomiques solides, l'accélération des dépenses d'investissement liées à l'IA et un contexte politique avantageux », indique Morgan Stanley dans une série de notes sur les perspectives économiques et stratégiques mondiales publiées séparément lundi.

Les marchés financiers mondiaux ont connu une année volatile, en raison notamment des politiques tarifaires fluctuantes du président américain Donald Trump, mais la plupart des incertitudes commerciales se sont dissipées à l'approche de 2026.

La banque d'investissement de Wall Street table sur une croissance économique mondiale « modérée » et une désinflation l'an prochain, tout en soulignant que « l'incertitude demeure élevée et la fourchette des résultats possibles très large ».

« Les États-Unis constituent le facteur déterminant. »

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES AMÉRICAINES

Morgan Stanley anticipe un S&P 500 à 7 800 points d'ici la fin 2026, soit une hausse d'environ 16 % par rapport aux niveaux actuels, portée par la croissance robuste des bénéfices et les gains d'efficacité liés à l'IA.

La banque prévoit que les petites capitalisations américaines surperformeront les grandes valeurs, et que les secteurs cycliques dépasseront les secteurs défensifs, sous l'effet d'une politique accommodante de la Réserve fédérale.

Morgan Stanley s'attend à ce que l'indice du dollar tombe à 94 au premier semestre avant de remonter à 99 d'ici la fin 2026.

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EUROPÉENNES

« Nous pensons que les actions européennes profiteront de la dynamique d'une reprise américaine plus large en 2026, malgré la persistance de défis budgétaires internes et une concurrence structurellement accrue de la Chine », déclare Morgan Stanley, qui relève son objectif de fin d'année 2026 pour l'indice MSCI Europe en devise locale à 2 430, contre 2 250 précédemment.

Le MSCI Europe a progressé d'environ 12,5 % cette année, stimulé notamment par l'optimisme suscité par les projets de dépenses publiques en Allemagne, la solidité des résultats d'entreprises et le ralentissement de l'inflation.

MATIÈRES PREMIÈRES

La banque d'investissement prévoit un cours de l'or à 4 500 $ l'once et du cuivre à 10 600 $ la tonne en 2026. Elle anticipe que le Brent restera ancré autour de 60 $ le baril, en raison d'un équilibre offre-demande modéré.