Energie : L’attentisme est palpable sur les prix du pétrole après la dernière réunion de l'OPEP+, qui confirme sa pause dans la hausse de sa production. En toile de fond, la principale zone d’ombre concerne l’approvisionnement mondial en pétrole russe, qui est visé par des sanctions américaines et européennes. Les discussions de paix en cours entre la Russie et l'Ukraine ajoutent une couche d’incertitude. Bien qu’il y ait des signaux positifs avec un premier accord scellé entre les États-Unis et l'Ukraine, la Russie pourrait rejeter toute proposition déviant des discussions précédentes. Ces négociations influencent bien évidemment les prix du pétrole, initialement en baisse, mais ils se sont redressés à mesure que les discussions s’enlisent. Pour résumer, les marchés restent attentifs aux progrès des discussions de paix qui, en cas de succès, pourraient réduire les risques d'approvisionnement. Au niveau des cours, le Brent s'échange autour de 62,70 USD, contre 58,90 USD pour le WTI.
Métaux : Le cuivre a progressé la semaine dernière, boosté par un dollar américain affaibli et des attentes de réduction des taux par la Fed en décembre. Les prix sur le London Metal Exchange (LME) dépassent es 11 000 USD la tonne, marquant un gain hebdomadaire de 2%. L’or a également progressé la semaine dernière à 4175 USD grâce aux attentes d’une politique monétaire plus accommodante aux Etats-Unis. La forte probabilité d'une baisse des taux par la Fed continue à soutenir le marché de l'or, améliorant son attrait comme valeur refuge. L’argent gagne aussi du terrain et a dépassé sa résistance à 54 USD. UBS a révisé à la hausse ses prévisions de prix pour l'argent, projetant qu'il atteindra 60 USD l'once d'ici 2026. L'argent progresse d'environ 100% depuis le premier janvier.
Produits agricoles : Les cours des céréales se sont globalement stabilisés à Chicago, où le blé et le maïs s'échangent à respectivement 529 et 431 cents le boisseau. Le marché surveille de près le niveau des exportations ukrainiennes de céréales, lestées par des infrastructures ferroviaires endommagées par des frappes russes. Néanmoins, à l’échelle mondiale, l’offre reste abondante avec de belles récoltes en Argentine et en Australie, ce qui tend à peser sur les cours à la baisse.



















