Washington (awp/afp) - Les bourses mondiales ont terminé dans le rouge lundi, crispées par les niveaux élevés de valorisation des géants de la tech américaine, tandis que le bitcoin chutait à son plus bas niveau depuis avril.
A Wall Street, le Dow Jones a reculé de 1,18%, l'indice Nasdaq a perdu 0,84% et l'indice élargi S&P 500 a lâché 0,91%.
En Europe, la Bourse de Francfort a fortement reculé de 1,20%, Paris a cédé 0,63% et Londres 0,24%. A Zurich, le SMI a perdu 0,29%.
"Il y a actuellement un sentiment de malaise à l'égard de l'IA" sur la place new-yorkaise, résume auprès de l'AFP Dave Grecsek, d'Aspiriant.
Des doutes émergent chez certains acteurs du marché, qui craignent de plus en plus que certaines valorisations soient allées trop vite, trop haut.
Aussi, les résultats trimestriels de Nvidia, première capitalisation mondiale et tête de proue de la course à l'IA, seront particulièrement scrutés mercredi.
"Si Nvidia parvient à répondre aux attentes élevées des investisseurs, cela pourrait quelque peu stabiliser le marché", estime M. Grecsek.
Côté macro-économique, les marchés vont accueillir cette semaine une série d'indicateurs américains, dont la publication a été retardée par la fermeture des services publics ("shutdown") aux Etats-Unis du 1er octobre au 12 novembre.
Les opérateurs attendent surtout le rapport sur l'emploi en septembre aux États-Unis, publié jeudi, de même que le compte-rendu ("minutes") de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed, attendu mercredi.
L'absence de données économiques depuis octobre a poussé certains membres de la Réserve fédérale à se montrer plus prudents quant à la prochaine décision concernant une baisse des taux d'intérêt en décembre.
"Ce retour des incertitudes par rapport à la Fed freine aussi les investisseurs", explique Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés chez IG France.
Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait autour de 4,13% vers 21H35 GMT contre 4,15% vendredi en clôture.
Le billet vert prenait 0,25% face à l'euro, à 1,1592 dollar pour un euro.
Le bitcoin sous pression
Le bitcoin tombe a son plus bas niveau depuis avril et a effacé ses gains engrangés sur l'année, les investisseurs délaissant cet actif considéré comme risqué.
La star des cryptomonnaies cédait 1,97% vers 21H35 GMT à 91.591,25 dollars.
"Les ETF bitcoin", des produits de placement qui suivent la performance de ce cryptoactif, "ont subi des sorties de capitaux allant jusqu'à 1,8 milliard de dollars la semaine dernière", "signe d'une nette aversion au risque de la part des gros investisseurs", note Rachael Lucas, analyste crypto chez BTC Markets.
A Wall Street, les valeurs associées au secteur des cryptomonnaies ont été entraînées par la chute du bitcoin, à l'image des plateformes d'échange Coinbase (-7,06%) et Robinhood (-5,33%).
Le pétrole recule légèrement
Les cours du pétrole ont hésité lundi avant de terminer en légère baisse, pris entre les gros titres sur le plan géopolitiques et les craintes d'un trop-plein de brut sur le marché.
Le prix du baril de Brent a perdu 0,30% à 64,20 dollars et le WTI a aussi reculé de 0,30% à 59,91 dollars.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, des frappes de drone ukrainiennes ont ciblé Novorossiïsk, ville portuaire sur les bords de la mer Noire, dont la raffinerie aurait pris feu.
Les inquiétudes sur d'éventuelles perturbations de l'offre ont initialement fait monter les prix du brut, mais "il semble que l'arrêt des livraisons en provenance de la mer Noire n'a été que temporaire", explique à l'AFP Stephen Schork, de The Schork Group.
UBS lorgnerait les États-Unis
Le président d'UBS (+0,04% à Zurich) aurait discuté avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent d'un éventuel transfert du siège social de la banque aux États-Unis, affirme lundi le Financial Times, relançant une rumeur récurrente.
Le géant bancaire est engagé dans un bras de fer avec le Conseil fédéral concernant un durcissement des règles bancaires, ce qui alimente depuis des mois des rumeurs selon lesquelles la banque pourrait transférer son siège hors de Suisse en cas de tour de vis trop sévère.
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