La réglementation européenne sur l'intelligence artificielle devrait être allégée et simplifiée, ont affirmé les directeurs généraux de sept des plus grandes entreprises technologiques d'Europe, dont Christophe Fouquet, à la tête du leader des équipements pour semi-conducteurs ASML, dans une tribune publiée mardi. L'Union européenne reprend ce mois-ci les discussions sur la simplification de l'AI Act de 2024, tandis que la Commission européenne, l'organe exécutif du bloc, doit également présenter son 'Paquet sur la souveraineté technologique' le 27 mai -- incluant des projets encore en cours de négociation pour soutenir l'industrie des puces et les infrastructures d'IA.

'Plus de trois ans après l'avènement de ChatGPT, l'Europe en est encore à débattre de la réglementation, alors que d'autres ont depuis longtemps déplacé leur attention vers le déploiement de l'IA dans les systèmes physiques et la robotique', ont écrit les dirigeants dans cette tribune. Ce commentaire, publié dans plusieurs journaux dont le Handelsblatt en Allemagne et le Corriere della Sera en Italie, appelle également à une politique industrielle plus forte et à des règles sur les fusions-acquisitions permettant aux entreprises européennes de croître.

'Nous sommes confrontés à des marchés fragmentés et à des concurrents subventionnés bénéficiant d'une très forte pénétration du marché au sein de l'UE', ont souligné les dirigeants.

Le texte a été cosigné par les PDG d'ASML, Airbus, Ericsson, Mistral AI, Nokia, SAP AG et Siemens, à la suite d'une rencontre avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. (Reportage de Toby Sterling, rédaction de William Maclean)