Le contrat à terme sur le Brent a cédé 2,50 dollars, soit 2,7 %, pour s'établir à 90,60 dollars le baril à 18 h 38 GMT. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a quant à lui reculé de 2,32 dollars, soit 2,6 %, pour clôturer à 87,71 dollars le baril.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, Donald Trump a déclaré avoir annulé les frappes prévues contre l'Iran au motif que les discussions avaient progressé avec les plus hauts dirigeants iraniens et une large coalition de puissances régionales. Il n'a toutefois pas fourni de détails sur les points finaux qui auraient été approuvés par cette coalition.
L'Iran n'a pas encore commenté les déclarations du président américain. Ce dernier a affirmé à plusieurs reprises qu'un accord avec Téhéran était imminent, avant de proférer de nouvelles menaces lorsque l'Iran ne se pliait pas à ses exigences.
Plus tôt jeudi, Donald Trump avait menacé de frapper l'Iran « très durement ». Néanmoins, des sources iraniennes et des responsables occidentaux avaient indiqué que les pourparlers indirects en vue d'un accord de paix préliminaire s'étaient intensifiés.
LE TRANSIT DES NAVIRES COMMERCIAUX SE POURSUIT DANS LE DÉTROIT D'ORMUZ
Mercredi, l'Iran avait annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz, y compris pour les pétroliers et les navires de commerce, affirmant que tout bâtiment tentant de le traverser serait pris pour cible.
Cette voie navigable voit transiter environ 20 % des expéditions mondiales de pétrole et de gaz. L'Iran l'avait bloquée après avoir été attaqué par les États-Unis et Israël fin février, provoquant une envolée des cours du brut.
Mercredi, l'armée américaine a indiqué sur le réseau social X que les navires commerciaux continuaient d'entrer et de sortir du détroit. Elle a également précisé qu'aucun navire de guerre américain n'avait été touché dans la zone. De leur côté, les médias d'État iraniens ont rapporté que des navires américains à proximité avaient été visés par des missiles et des drones.
Trois autres méthaniers transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) ont quitté le détroit, transpondeurs éteints, en direction de l'Asie, bien que le calendrier précis reste incertain selon les données de LSEG et Kpler.
Alors que l'Inde a signalé jeudi un incident impliquant un navire au large du port de Shinas, en Oman — le troisième de ce type cette semaine —, les raffineurs indiens ont déclaré à Reuters avoir sécurisé suffisamment de brut pour couvrir leurs besoins au moins jusqu'en août.
Parallèlement, les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont chuté de 7,2 millions de barils pour s'établir à 426,5 millions au cours de la semaine achevée le 5 juin, a annoncé mercredi l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Ce repli est plus marqué que la baisse de 4 millions de barils anticipée par les analystes interrogés par Reuters.



















