Paris (awp/afp) - Les marchés boursiers mondiaux font le pari de l'optimisme mardi avec le recul des prix du pétrole, voulant croire à la possibilité d'une résolution du conflit au Moyen-Orient, tandis que débute la saison des résultats d'entreprise.
A Wall Street, dans les premiers échanges vers 13H50 GMT, le Dow Jones glanait 0,30%, l'indice Nasdaq prenait 1,04% et l'indice élargi S&P 500 progressait de 0,52%. En Europe, le Dax de Francfort prenait 1,24%, Paris 0,80% et Milan 1,05%. Londres grappillait 0,17%.
Les marchés restent focalisés sur la situation au Moyen-Orient, après plusieurs jours de cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran. Ils "adhèrent au récit selon lequel la guerre prendra bientôt fin", a expliqué Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Après l'échec des discussions au Pakistan pour mettre fin à la guerre, le président américain Donald Trump a assuré lundi que l'Iran voudrait "faire un accord, à tout prix". Son vice-président, JD Vance, a lui déclaré que la "balle est dans le camp" des Iraniens.
Le baril sous 100 dollars
"Le marché est convaincu que cette guerre est entrée dans une nouvelle phase, qui mènera à la fin des combats et à une réouverture de la voie maritime", selon Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
Dans ce contexte, les cours du pétrole reculent mardi, sous les 100 dollars. Vers 14H50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 1,67% à 97,70 dollars, tandis que le WTI, son équivalent américain, perdait 3,41% à 95,70 dollars.
L'optimisme se manifeste aussi sur le marché obligataire, avec un recul des taux d'intérêt des dettes des Etats européens. Le rendement du "Bund" allemand sur dix ans reculait à 3,06% contre 3,09% la veille, et son équivalent français suivait le même mouvement baissier (3,70% contre 3,75%).
"La Banque centrale européenne (BCE) ne cède pas aux sirènes du marché et ne semble pas disposée pour l'instant à augmenter les taux pour contrer les pressions inflationnistes", justifie Christopher Dembik, de Pictet.
Le dollar, qui a grimpé tout au long de la guerre en bénéficiant de son statut de valeur refuge et de monnaie internationale du marché du pétrole, reculait de 0,35% face à l'euro, à 1,1801 dollar pour un euro.
Reste que l'économie mondiale devrait pâtir cette année des conséquences de la guerre au Moyen-Orient, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) actualisées mardi, avec une croissance dans l'ensemble limitée à 3,10%, contre 3,30% attendu auparavant.
La saison des résultats débute, LVMH déçoit à Paris
Avec cette accalmie, le "marché peut détourner son attention de la géopolitique pour se concentrer sur les résultats financiers" des entreprises, espère Kathleen Brooks. La saison des publications de résultats d'entreprise débute en effet cette semaine.
A Paris, LVMH, première capitalisation du CAC 40 et numéro un mondial du luxe a publié lundi un chiffre d'affaires en repli de 6% au premier trimestre, pénalisé notamment par la guerre au Moyen-Orient. Son titre reculait de 1,35% vers 13H50 GMT.
Au contraire, le titre du géant publicitaire Publicis prenait 1,74%, après avoir confirmé mardi ses objectifs annuels.
A Londres, le géant pétrolier britannique BP a annoncé mardi anticiper un résultat "exceptionnel" dans le négoce pétrolier au premier trimestre, marqué par une forte volatilité des prix de l'or noir avec la guerre au Moyen-Orient. Son titre reculait malgré tout (-1,36%).
Et à Wall Street, ce sont les groupes financiers américains qui ont ouvert le bal.
BlackRock (+3,35%), le plus gros gestionnaire d'actifs au monde, a publié jeudi des résultats qualifiés de record en 2025, dopés par des marchés boursiers très dynamiques l'an dernier ainsi que par des commissions en hausse.
La banque JPMorgan Chase a elle fait mieux qu'attendu par les marchés au premier trimestre, profitant d'un bond des commissions dans la banque d'investissement (+28%) et d'une croissance dans la gestion d'actifs (+11%). Son titre n'en profitait pas (-1,03%)
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