Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales naviguent à vue vendredi, face aux incertitudes géopolitiques, l'attentisme prenant le pas sur le soulagement de la veille après l'annonce à Davos d'un protocole d'accord sur le Groenland.
A New York, dans les premiers échanges, vers 15H30, le Nasdaq (+0,08%) et le S&P 500 (-0,08%) restaient stables. Le Dow Jones perdait 0,47%.
En Europe, la Bourse de Paris perdait 0,36% et Milan 0,74%, quand la Bourse de Francfort (-0,09%) et Londres (+0,07%) étaient à l'équilibre. Zurich se délestait de 0,82% juste avant 16h.
Les marchés sont dans l'attente, au lendemain d'une nette hausse des cours après que Donald Trump a écarté de nouveaux droits de douane contre plusieurs pays européens grâce à la conclusion d'un "cadre" d'accord sur le Groenland mercredi à Davos.
Une source au fait des discussions a indiqué à l'AFP que Washington et Copenhague allaient notamment renégocier leur accord de défense sur le territoire autonome danois datant de 1951.
Mais il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour parvenir à un arrangement, a confié à l'AFP Mark Rutte, secrétaire général de l'Otan.
Par ailleurs, "il devient de plus en plus clair - même pour ceux qui avaient encore des doutes - que les accords et compromis américains offrent peu de garanties de stabilité", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.
Le "spread" franco-allemand se réduit
L'écart entre le taux d'intérêt français à échéance dix ans et son équivalent allemand, baromètre de la confiance des investisseurs envers la France, se réduit vendredi, alors que la perspective d'une adoption d'un budget pour 2026 se rapproche.
Cet écart, dit "spread", est passé sous la barre des 0,60 point de pourcentage vendredi, à 0,59 point vers 15H00, contre 0,62 point la veille. En début de semaine, il était à 0,70 point.
Hausse du pétrole
Les cours du pétrole sont en hausse vendredi, Donald Trump ayant affirmé jeudi qu'une "armada" navale américaine était en route pour le Golfe, ce qui renforce la pression sur Téhéran et ajoute un risque sur l'approvisionnement de cette région cruciale pour l'or noir.
Vers 15H40, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, prenait 2,62% à 65,74 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait 2,80% à 61,02 dollars.
Nvidia monte à l'ouverture de Wall Street
Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown, évoque des "rumeurs (...) selon lesquelles la Chine aurait discrètement autorisé les entreprises à prendre des commandes pour les puces H200 de Nvidia".
"Si cette approbation se confirme, elle pourrait débloquer des dizaines de milliards de dollars de revenus en plus pour Nvidia", poursuit-il.
Mi-janvier, les Etats-Unis avaient formellement autorisé l'exportation par Nvidia de ses puces H200 vers la Chine, sous conditions, en application du revirement politique qu'avait annoncé début décembre Donald Trump.
Nvidia prenait 1,40% dans les premiers échanges sur le Nasdaq.
BASF recule après ses résultats
Le poids lourd du secteur chimique allemand BASF, en difficulté, reculait de 1,16% à 45,98 euros à Francfort, après la publication jeudi soir de résultats préliminaires faisant état d'un excédent brut d'exploitation (EBITDA) qui devrait s'élever hors éléments exceptionnels à 6,6 milliards d'euros, légèrement inférieur à la fourchette prévue par BASF, 6,7 à 7,1 milliards d'euros.
Selon la banque Metzler, l'EBITDA "publié a manqué le consensus en raison de coûts de restructuration nettement plus élevés".
L'or s'approche des 5000 dollars l'once
L'or, valeur refuge face aux incertitudes et négocié en dollars, approchait d'un nouveau record vendredi, à 4967,34 dollars l'once (31,1 g). Vers 15H40, il se stabilisait autour des 4943,39 dollars.
"Rien ne semble pouvoir freiner l'or à l'heure actuelle, alors que le seuil des 5000 dollars l'once se rapproche", note Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
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