Washington (awp/afp) - Les Bourses mondiales ont salué mercredi la levée probable du blocage budgétaire de plus de 40 jours aux Etats-Unis, enchaînant les records dans l'attente d'un vote programmé au Congrès américain en fin de journée.

A New York, le Dow Jones a pris 0,68%, atteignant un nouveau sommet en clôture à 48.254,82 points. L'indice élargi S&P 500 a terminé près de l'équilibre (+0,06%). Le Nasdaq a perdu 0,26%.

En Europe, l'indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a affiché un nouveau record absolu à 8.280,97 points, en séance, dépassant celui du 21 octobre dernier. L'indice a terminé en hausse de 1,04%, à 8.241,24 points, s'installant à 17 points de son précédent sommet en clôture.

Le Dax de Francfort a conclu en hausse de 1,22%. A Zurich, le SMI a gagné 0,72%.

Le FTSE 100 de Londres, qui évoluait déjà la veille à des niveaux record, a ajouté 0,12%. L'Ibex de Madrid a gagné 1,39%, engrangeant de nouveaux sommets en clôture comme séance. Enfin, le FTSE Mib de Milan a pris 0,80% après avoir touché un nouveau sommet en séance depuis 2000.

Nourri par ces performances européennes, l'indice Stoxx Europe 600 (+1,08%), qui réunit les 600 plus grosses capitalisations boursières du continent, a atteint un plus haut historique en séance.

Ce mouvement est lié "à une amélioration de l'appétit pour le risque", a affirmé Daniela Hathorn, analyste de Capital.com, motivé par la perspective d'une fin de la paralysie budgétaire ("shutdown") aux Etats-Unis, attendue en fin de journée par un vote au Congrès.

La Chambre des représentants doit voter mercredi soir un texte, salué comme "une très grande victoire" par le président américain Donald Trump, après plus de 40 jours d'impasse.

Cela viendrait mettre fin au plus long "shutdown" de l'histoire des Etats-Unis, qui avait notamment suspendu la publication de statistiques clés sur la première économie mondiale.

Les investisseurs "se préparent probablement à recevoir des données décevantes, (...) en particulier sur le front de l'emploi", a expliqué à l'AFP Patrick O'Hare, de Briefing.com.

Mais, selon cet analyste, cette perspective ne devrait pas miner le marché boursier qui "interprétera ces chiffres comme une ouverture pour une nouvelle baisse des taux de la Fed (banque centrale américaine) en décembre".

Une politique d'assouplissement monétaire est de nature à aider la croissance, et donc les bénéfices des entreprises.

Dans ce contexte, sur le marché obligataire américain, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'État s'inscrivait à 4,07% vers 21H40 GMT, contre 4,12%, la veille.

Le dollar était quasiment stable face à la monnaie unique européenne (-0,03%), à 1,1586 dollar pour un euro.

Sur le front des actions, "on assiste aujourd'hui à un rééquilibrage au détriment de certaines valeurs technologiques, vers des titres plus ancrés historiquement", issus notamment du secteur financier ou de la santé, a souligné Patrick O'Hare.

"Cette dynamique profite aux marchés européens, qui attirent aussi les investisseurs en quête de diversification régionale après une forte exposition aux valeurs technologiques américaines", a relevé Daniela Hathorn.

Le pétrole en nette baisse

Les prix du pétrole ont glissé mercredi, après la publication du rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui nourrit les craintes d'un marché surapprovisionné.

"Le marché a été pris au dépourvu par le rapport de l'Opep", a résumé pour l'AFP Phil Flynn, analyste de Price Futures Group.

Le cartel a conservé ses prévisions de hausse de la demande mondiale de pétrole pour 2025 et 2026.

Mais concernant l'offre, il a revu ses estimations pour le troisième trimestre par rapport à celles d'octobre, passant d'un déficit de 400.000 barils par jour (b/j) à un excédent de 500.000 b/j sur le marché pétrolier mondial.

Le prix du baril de Brent est tombé de 3,76%, à 62,71 dollars, et le baril de West Texas Intermediate a chuté de 4,18%, à 58,49 dollars.

AMD recherché

Le groupe américain de semi-conducteurs Advanced Micro Devices (AMD) a profité de ses prévisions de croissance à long terme, bien accueillies par les investisseurs.

Son action s'est envolée de 9,00%, à 258,89 dollars à Wall Street. Depuis le début de l'année, le titre de l'entreprise a plus que doublé son prix.

afp/rp