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| Tops / Flops de la semaine |
Tops La capture de Nicolas Maduro par les forces spéciales a remis la défense sur le devant de la scène. Ajoutée aux nouvelles menaces de Donald Trump sur le Groenland, elle alimente un climat géopolitique toujours plus tendu. Sur la semaine, ce contexte a surtout profité aux valeurs du secteur, avec de fortes hausses pour Rheinmetall (+16%), Leonardo (+15%) ou alors Thales (+13%), dans un mouvement clairement concentré sur la défense. InPost +37,5 % : le spécialiste des consignes de colis s’est apprécié après l’annonce de la réception d’une proposition indicative portant sur l’acquisition de l’ensemble de ses actions. La piste d’un consortium mené par Advent International, aux côtés d’actionnaires existants, alimente les spéculations autour d’un possible retrait de la cote. Tecan +17,51 % : le spécialiste suisse des instruments de laboratoire a progressé après la confirmation de ses perspectives de rentabilité pour l’exercice en cours et de ses objectifs à moyen terme. Si le chiffre d’affaires reste en repli, la reprise des prises de commandes au second semestre et une meilleure visibilité sur les marges ont rassuré les investisseurs, la direction évoquant une amélioration progressive des marchés finaux. Valero Energy +12,08 % : en plus des perspectives au Venezuela, les actions du raffineur pétrolier ont progressé après l’annonce des autorités californiennes confirmant que l'entreprise continuerait à alimenter le marché grâce à ses stocks actuels et aux importations, malgré la mise à l'arrêt prochaine de sa raffinerie de Benicia. Cette clarification a permis de dissiper les inquiétudes liées à d'éventuelles pénuries régionales d’essence. Rémy Cointreau +11,57 % : le groupe de vins et spiritueux a rebondi après un discours rassurant lors de la conférence de pré-clôture du jeudi 8 janvier, laissant entrevoir une amélioration de l’activité au troisième trimestre. Le mouvement a été soutenu par les bons résultats de Constellation Brands et par des avis d’analystes plus favorables, Jefferies se montrant optimiste tandis que Goldman Sachs a relevé son objectif de cours. Eurofins+11,74 % : Le spécialiste des tests, de l’inspection et de la certification a progressé après le revirement d’Exane BNP Paribas, passé de sous-performance à surperformance avec un objectif de cours relevé. Le bureau d’études évoque un point d’inflexion après plusieurs années d’investissements, un mouvement renforcé par un relèvement d’objectif chez Goldman Sachs, tout en restant prudent. SLB (Schlumberger) +12,44 % :La société de services parapétroliers surfe sur l’optimisme quant aux perspectives futures de l’industrie pétrolière dans au Venezuela. Elle a également remporté un contrat majeur auprès d’Aramco et étendu ses partenariats numériques avec Shell. Flops Abivax -13,91 % : la biotech a reculé sur la semaine malgré des perspectives 2026 et des données cliniques rassurantes. Le marché a surtout acté le reflux des spéculations de rachat autour d’un possible intérêt d’Eli Lilly, renforcé par l’acquisition de Ventyx Biosciences. Le mouvement tient aussi à des prises de bénéfices après l’envolée du titre, les éléments positifs étant jugés largement intégrés malgré des recommandations toujours favorables. Munters -13,09 % : le spécialiste du contrôle climatique a reculé après des propos du PDG de Nvidia au CES, perçus comme un risque pour la demande liée aux centres de données. Le mouvement a été partiellement atténué par le maintien d’une recommandation d’achat chez SB1 Markets, tandis que la direction a relativisé l’impact. AB Foods -12,52 % : le groupe a reculé après un avertissement sur résultats, lié à des promotions plus agressives chez Primark qui pèsent sur les marges et à une demande affaiblie aux Etats-Unis. Le message prudent sur les bénéfices a été renforcé par un ton plus réservé des analystes, UBS ayant abaissé son objectif de cours tout en restant neutre. Renault -7,04 % : le constructeur automobile a reculé malgré l’annonce du lancement de son nouveau crossover haut de gamme Filante. Le titre a surtout pâti d’un regain de prudence des analystes et d’ajustements de recommandations et d’objectifs de cours, les signaux positifs sur certains marchés émergents n’ayant pas suffi à soutenir la valeur sur la semaine. |
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| Matières premières |
Énergie : les cours du brut terminent la semaine en hausse. Le baril de Brent de la mer du Nord s'échange autour de 62,30 USD, tandis que le brut léger américain (WTI) évolue vers 58 USD. Dans les grandes lignes, les tensions politiques au Venezuela et en Iran soutiennent les prix, malgré la persistance d'une offre mondiale excédentaire. L'actualité reste dominée par la situation au Venezuela. À la suite de la capture du président Nicolas Maduro, l'administration Trump a annoncé son intention de contrôler indéfiniment le secteur pétrolier vénézuélien. Washington prévoit de commercialiser jusqu'à 50 millions de barils de pétrole actuellement stockés par la compagnie nationale PDVSA. Des acteurs majeurs comme Chevron, Vitol et Trafigura sont en concurrence pour obtenir ces contrats d'exportation. Les investisseurs surveillent également l'Iran. Des manifestations contre les difficultés économiques et des coupures d'internet signalées dans plusieurs grandes villes alimentent les craintes sur la stabilité de la production du pays. Ces risques géopolitiques compensent pour l'instant les signaux baissiers des fondamentaux du marché, avec une offre globale qui reste excédentaire. Métaux : le prix du cuivre a atteint un record de 13 000 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME) cette semaine. Resserrement de l’offre, tarifs douaniers US et risques de pénuries contribuent à cette hausse fulgurante. Cette flambée du cuivre relance les spéculations sur un rapprochement entre Rio Tinto et Glencore. Les discussions auraient repris pour former le premier groupe minier mondial, avec une valeur d'entreprise combinée de 263 milliards de dollars. Du côté des métaux précieux, l’or se stabilise autour de 4470 USD l'once après avoir atteint un record à près de 4550 USD fin décembre. Les tensions en Ukraine et l'arrestation de Nicolas Maduro par les États-Unis soutiennent la demande en valeur refuge. Les achats des banques centrales renforcent également cette tendance. L’argent surperforme avec une hausse hebdomadaire d’environ 6%. Il bénéficie à la fois de son statut de valeur refuge et de la demande industrielle liée à l'électrification. Produits agricoles : le blé progresse à Chicago, à 515 cents le boisseau (contrat échéance mars 2026). Les fondamentaux de marché, marqués par une offre mondiale abondante, passent au second plan face aux risques géopolitiques. Les récentes frappes russes en Ukraine, qui ont causé des coupures d'électricité massives dans le sud-est du pays, réactivent les inquiétudes sur l'approvisionnement en mer Noire. Toujours à Chicago, le maïs gagne également du terrain à 445 cents, tout comme le soja à 1066 cents. |
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| Macroéconomie |
Macro : l’emploi américain souffle le chaud sur les indices actions. Après des mois d’attente, le département américain du travail a publié les chiffres tant attendus sur les créations d’emplois non-agricoles. En décembre, l’économie américaine n’aura créé que 50000 emplois contre 60000 attendus. Le taux de chômage recule pourtant dans le même temps de 0.1 point à 4.4%. Il n’en aura pas fallu plus pour que les principaux indices continuent sur leur lancée haussière tandis que les rendements obligataires sont quasi-stables : le rendement du 10 ans reste sous la résistance à 4.20% pour un premier soutien à 4.11%. Le dollar ne bouge quasiment pas et l’or se stabilise sous ses récents sommets à 4550 dollars l’once. Crypto : le bitcoin recule de 1% cette semaine et flirte désormais avec les 90 000 USD. Même tendance du côté de la deuxième cryptomonnaie la plus valorisée du marché : l’ether (ETH) baisse de 1,4% et revient proche des 3 000 USD. Les principales annonces de la semaine portent sur le secteur des stablecoins. Bloomberg Intelligence a annoncé anticiper une montée en puissance massive des stablecoins, au point de parler d’un possible “tsunami” d’ici la fin de la décennie. Selon ses analystes, les transactions en stablecoins ont déjà atteint un record en 2025 à 33 000 MrdsUSD, soit une hausse de 81 % sur un an, et pourraient dépasser 56 000 MrdsUSD en 2030. En parallèle, la capitalisation du secteur, aujourd’hui autour de 312 MrdsUSD, progresserait rapidement : des projections évoquent jusqu’à 2 000 MrdsUSD à l’horizon 2028. Longtemps simple porte d’entrée vers l’écosystème crypto, les stablecoins deviennent désormais l’un des sujets majeurs de toute l’industrie. |
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| Les articles de la semaine | ||||||
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*Les variations hebdomadaires des indices et des actions affichés sur le tableau de bord concernent la période du lundi à l'ouverture des marchés respectifs au vendredi à l'heure d'envoi de cette newsletter. Les variations hebdomadaires des matières premières, métaux précieux et devises affichés sur le tableau de bord concernent une période sur 7 jours glissants du vendredi au vendredi jusqu'à l'envoi de cette newsletter. Ces actifs continuent de coter les weekends. |































