Le contrat à terme sur le Brent a cédé 44 cents, soit 0,5%, à 94,49 dollars le baril à 00h21 GMT. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) reculait de 70 cents, soit 0,8%, à 90,59 dollars le baril.
Les deux références avaient clôturé quasiment inchangées mercredi.
La Maison Blanche a exprimé son optimisme mercredi quant à la conclusion d'un accord pour mettre fin au conflit avec l'Iran, tout en mettant en garde contre une pression économique accrue envers Téhéran si celui-ci restait provocateur.
Une source informée par Téhéran a déclaré à Reuters que l'Iran pourrait envisager de laisser les navires naviguer librement du côté omanais du détroit d'Ormuz si un accord était conclu pour éviter une reprise des hostilités.
"Bien qu'il y ait des espoirs de désescalade, de nombreux investisseurs restent sceptiques, étant donné que les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran ont échoué à plusieurs reprises, même après avoir semblé progresser", a déclaré Toshitaka Tazawa, analyste chez Fujitomi Securities.
"Tant qu'un accord de paix n'aura pas été conclu et que la libre navigation dans le détroit n'aura pas été rétablie, les prix du WTI devraient continuer de fluctuer entre 80 et 100 dollars", a-t-il ajouté.
Le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran a entraîné la plus importante perturbation jamais enregistrée des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz, en raison de l'interruption par l'Iran du trafic dans le détroit, par lequel transitent environ 20% des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Les responsables américains et iraniens envisageaient un retour au Pakistan pour de nouvelles discussions dès le week-end prochain, après que les négociations se sont achevées dimanche sans percée. Le chef de l'armée du Pakistan, pays médiateur, est arrivé à Téhéran mercredi pour tenter d'empêcher une reprise du conflit.
Les États-Unis ont mis en place un blocus des expéditions quittant les ports iraniens qui, selon leur armée, a complètement interrompu le commerce maritime entrant et sortant du pays.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré mercredi que Washington ne renouvellerait pas les dérogations qui permettaient l'achat de certains pétroles iraniens et russes sans s'exposer aux sanctions américaines.
Parallèlement, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a indiqué mercredi que les stocks de brut ont diminué de 913 000 barils pour s'établir à 463,8 millions de barils au cours de la semaine achevée le 10 avril, alors que les analystes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 154 000 barils.


















