Le géant pétrolier et gazier hongrois MOL a demandé au gouvernement américain une extension d'un mois afin de conclure les négociations visant l'acquisition d'une participation majoritaire dans NIS, société pétrolière serbe sous contrôle russe, a déclaré mercredi la ministre serbe de l'Energie. Cette requête intervient avant l'uéchéance du 6 juin, faisant suite à une première prolongation de deux semaines obtenue par MOL le mois dernier pour parachever les discussions avec le russe Gazprom Neft concernant le rachat prévu de 56,16% du capital de NIS. NIS est actuellement sous le coup de sanctions américaines imposées en octobre en raison de son actionnariat russe, dans le cadre de mesures plus larges ciblant le secteur énergétique de Moscou après l'invasion de l'Ukraine. Washington fait pression pour que la participation russe soit cédée.

'MOL a sollicité l'OFAC (Office of Foreign Assets Control) pour obtenir un délai supplémentaire afin de finaliser les négociations sur la vente de NIS', a précisé la ministre serbe de l'Energie, Dubravka Djedovic Handanovic, à l'issue d'une rencontre avec le PDG de Gazprom Neft, Alexander Dyukov, à Saint-Pétersbourg.

'Ils ont demandé 30 jours supplémentaires pour mener à bien les négociations', a indiqué Mme Handanovic dans un communiqué.

Elle a ajouté que, selon M. Dyukov, NIS demanderait également aux Etats-Unis la prolongation d'une licence d'exploitation qui doit expirer le 16 juin.

MOL avait annoncé le 19 janvier la signature d'un accord contraignant avec Gazprom Neft et Gazprom pour racheter l'intégralité de leurs parts dans NIS. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué.

L'Etat serbe détient 29,9% de NIS, le solde étant aux mains d'actionnaires minoritaires.

Belgrade et MOL doivent encore s'accorder sur les futures opérations de la société avant que la transaction ne puisse être finalisée. NIS exploite l'unique raffinerie de pétrole de Serbie, ce qui en fait un actif central pour l'approvisionnement énergétique du pays.