Le groupe de Sablé-sur-Sarthe, propriétaire des marques Loué, Œuf Gaulois, Maître Coq, Marie et Pierre Martinet, entre autres, conserve un actionnariat solidement verrouillé - avec le concert de familles fondatrices qui détient plus des deux tiers du capital, et entre ceci, la coopérative d'éleveurs, les salariés et l'autocontrôle, seulement 12% de ce dernier laissé flottant.
Il continue aussi de dérouler un plan de croissance sans accroc, avec une stratégie tant d'intégration verticale que de croissance externe menées de main de maître. Depuis longtemps un favori de Zonebourse, LDC est ainsi parvenu à doubler son chiffre d'affaires et son profit d'exploitation sur la dernière décennie, tandis qu'il triplait sa distribution de dividende. Ceci, malgré une activité à la croissance organique très faible.
Il y a deux ans presque jour pour jour, nous mentionnions que LDC était valorisé sous la moyenne de ses multiples de valorisation historiques, et soulignions notre degré de confiance élevé dans la capacité du groupe à atteindre 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 350 millions d'euros de profit d'exploitation en 2026. Bonne nouvelle : comme il l'annonce lui-même dans son communiqué semestriel, cet objectif est atteint avec un an d'avance.
Toujours remarquablement capitalisé, LDC poursuit sa stratégie d'expansion continentale et faisait récemment l'acquisition de Pierre Martinet. Le groupe a raison de consolider ses bases et d'assurer un effort de diversification sur la partie traiteur, car il vit bien entendu sous l'épée de Damoclès du Mercosur, avec des exportateurs sud-américains qui profiteront d'un coût de production 20% à 40% plus bas que celui des Européens.
Le prochain cycle pourrait donc être rude, mais le marché, on le voit, préfère saluer la gestion remarquable du groupe que ce risque potentiel : il a ainsi nettement revalorisé le titre, désormais revenu sur des multiples de valorisation sensiblement supérieurs à leurs moyennes historiques.


















