La Commission européenne a déclaré dimanche qu'elle évaluait les implications concrètes d'une directive américaine sur le contrôle des exportations touchant la société d'intelligence artificielle (IA) Anthropic, soulignant que de telles mesures ne devraient pas être discriminatoires envers les partenaires. Anthropic a annoncé vendredi qu'elle allait « désactiver brusquement » ses modèles d'IA les plus avancés pour tous les utilisateurs, après que le gouvernement américain lui a ordonné de suspendre l'accès à ces modèles pour les ressortissants étrangers, invoquant des raisons de sécurité nationale.

« Nous voyons une nouvelle génération de modèles d'IA extrêmement performants arriver sur le marché. Ces modèles offrent des avantages significatifs, notamment pour la cyberdéfense, mais ils soulèvent également de graves préoccupations en matière de cybersécurité qui doivent être traitées », a déclaré Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, dans un communiqué.

« Nous estimons que les mesures d'urgence prises dans ce contexte ne devraient pas être discriminatoires à l'égard des partenaires », a-t-il ajouté.

« Ce développement illustre une fois de plus pourquoi l'Europe doit renforcer sa souveraineté technologique », a affirmé M. Regnier. « Nous examinons de près les conséquences pratiques de cette décision pour les utilisateurs européens de ces services. »