L'IBEX 35 a ouvert en hausse mercredi après deux séances de repli, lors d'une journée où les investisseurs attendent plus de clarté sur les conséquences des attaques dans le golfe Persique et, parallèlement, restent attentifs aux chiffres de l'inflation aux États-Unis, susceptibles d'orienter les anticipations de taux.

La toile de fond géopolitique revient au centre de la scène après que l'Iran et les États-Unis ont connu leur plus important échange d'hostilités depuis le cessez-le-feu conclu en avril.

Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir mené des attaques contre une base américaine en Jordanie et 21 autres cibles dans le golfe Persique ce mercredi, en représailles aux bombardements américains autour du détroit d'Ormuz, selon les médias iraniens.

De son côté, l'armée américaine a déclaré sur le réseau social X avoir frappé des défenses antiaériennes iraniennes, des stations de contrôle au sol et des radars de surveillance près du détroit, en réponse à la destruction d'un hélicoptère Apache américain.

Les cours du brut réagissaient de manière contenue, bien qu'ils s'éloignent des plus bas de sept semaines touchés lors de la séance précédente. Le Brent progressait de 0,7%, à 92,08 dollars le baril, tandis que le baril de pétrole américain gagnait 0,6%, à 88,73 dollars. [O/R]

Avec la géopolitique en arrière-plan, le marché surveille également l'IPC américain prévu ce mercredi, une référence qui pourrait influencer le coût des emprunts. Une enquête Reuters auprès d'economistes suggère que l'inflation aurait augmenté de 4,2% en rythme annuel en mai, ce qui constituerait la plus forte progression annuelle depuis avril 2023.

Vendredi dernier, un rapport sur l'emploi plus solide que prévu a renforcé les paris selon lesquels la Réserve fédérale relèvera ses taux cette année; les opérateurs intègrent désormais pleinement une hausse de 25 points de base en décembre, contre une anticipation de deux baisses avant le conflit.

Dans ce contexte, les analystes de Bankinter soulignent qu'il règne un 'ton de prudence en début de journée dans l'attente de l'IPC américain qui déterminera la direction de la séance'.

'S'il est conforme aux attentes, nous pourrions assister à un rebond des bourses permettant de récupérer les reculs d'hier. S'il déçoit, une clôture en baisse sera inévitable, surtout dans les secteurs les plus sensibles aux taux (technologie)'.

'En tout état de cause, nous insistons sur l'idée qu'une prise de bénéfices serait saine et nous offrirait une fenêtre d'opportunité pour bâtir des positions à des niveaux plus confortables', ajoutent-ils.

À ces foyers d'attention s'ajoute l'inquiétude concernant les valorisations liées à l'intelligence artificielle après le rallye météorique des derniers mois, face à la crainte qu'une bulle ne soit sur le point d'eclater.

Du côté des actions espagnoles, à 07h00 GMT, l'indice de référence IBEX 35 gagnait 82,40 points, soit 0,45%, à 18.257,10 points, tandis que l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 progressait de 0,18%.

Dans le secteur bancaire, Santander montait de 0,84%, BBVA s'adjugeait 0,59%, Caixabank progressait de 0,57%, Sabadell gagnait 0,64%, Bankinter se revalorisait de 0,54% et Unicaja Banco grimpait de 0,64%.

Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica s'octroyait 0,31%, Inditex avançait de 0,39%, Iberdrola restait inchangée, Cellnex gagnait 0,46% et la compagnie pétrolière Repsol progressait de 0,26%.

(Information de Tomás Cobos; version française par [Traducteur])