Zurich (awp) - Le fabricant de machines de câblage Komax a creusé sa perte nette l'année dernière, malgré les mesures de réduction des coûts initiées à travers le groupe. Ce dernier espère bénéficier en 2026 d'entrées de commandes stables et va continuer à investir dans ses activités, notamment en Asie, comptant enregistrer en 2027 une marge opérationnelle à deux chiffres.
En août 2025, Komax avait annoncé biffer 200 postes d'ici le premier trimestre 2026, après avoir réduit ses effectifs d'environ 250 personnes depuis 2024. Dans son communiqué publié mardi, l'entreprise a finalement évoqué le chiffre de 300 suppressions de postes l'année dernière, soit 9% des effectifs. L'entreprise compte actuellement 3167 employés.
Komax a lancé un programme de réduction des coûts qui doit générer à partir de cette année des économies annuelles d'environ 25 millions de francs suisses. Les sites de production ont ainsi été réduits de 30 à 24 unités, moyennant six fermetures en Europe et une au Japon. Le groupe a parallèlement augmenté en août dernier sa participation dans le chinois Hosver de 56% à 67%.
Cette année, Komax prévoit d'arrêter la production en Hongrie et au Mexique.
La firme a expliqué être dans un "important processus de transformation" avec l'acquisition de Schleuniger, l'ancienne division de Metall Zug dévouée aux câbles, et un recentrage des activités sur l'Asie. Le groupe investit ainsi en Chine, "afin de pouvoir participer à long terme à la croissance de ce marché".
Dans l'immédiat, 2025 s'est soldée pour Komax par une chute du résultat d'exploitation (Ebit) de 57,7% à 6,8 millions de francs suisses, la marge afférente s'atiolant de 1,3 point à 1,2%. La perte nette a quant à elle été creusée à 7,9 millions, après un déficit de 2,9 millions un an plus tôt.
Alors que l'Ebit est ressorti au-delà des prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP, la perte nette a été moins sévère qu'anticipé. Komax avait pour sa part affirmé en janvier tabler sur un résultat d'exploitation "légèrement positif" en 2025, en nette baisse par rapport à 2024 en raison notamment des droits de douane américains, des frais de restructuration d'environ 9 millions et des effets de change négatifs.
Le chiffre d'affaires et les entrées de commandes, déjà dévoilés en début d'année, ont été confirmés en baisse de respectivement 7,9% à 580,9 millions et de 2,1% à 565,0 millions.
Les actionnaires devront se passer encore une fois de dividende.
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