Les marchés abordent juin avec un paradoxe de plus en plus visible : l'environnement macroéconomique se dégrade, mais l'appétit pour le risque reste intact. La semaine dernière a été dominée par l'attente d'un accord entre les États-Unis et l'Iran, alors que le détroit d'Ormuz demeure fermé et que le conflit dure depuis trois mois. Les investisseurs semblent désormais miser sur une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu, la réouverture du détroit et l'ouverture de discussions sur le nucléaire iranien, même si la validation politique reste suspendue aux décisions de Donald Trump.

La résilience des actifs risqués tient surtout à la vigueur persistante de Wall Street et à l'euphorie autour de l'intelligence artificielle. Les grands indices américains poursuivent leur ascension, portés par des bénéfices solides et par la révision en hausse des prévisions de résultats 2026. La dynamique est moins uniforme en Europe, davantage exposée au choc énergétique et à une BCE plus encline à