Genève (awp) - L'industriel bernois Feintool a dû composer l'année dernière avec un affaiblissement de la demande en Europe et aux Etats-Unis sur le marché des véhicules électriques. Le chiffre d'affaires s'est fortement tassé, mais la rentabilité opérationnelle s'est rétablie. Aucun dividende ne sera proposé aux actionnaires, comme en 2024.

La perte nette a atteint 8 millions de francs suisses, à comparer au débours de 44,7 millions de l'année précédente, selon les indications fournies jeudi par le spécialiste du formage et du découpage. Grâce à des mesures de restructuration, la société basée à Lyss a néanmoins pu remettre à flot son résultat avant intérêts et impôts (Ebit), qui s'est établi à 4,7 millions contre une perte opérationnelle de 49,3 millions précédemment.

Les ventes ont décliné de 8,1% à 661,4 millions de francs suisses. En monnaies locales, le recul atteint 4,7%, précise le communiqué, qui pointe du doigt des marchés difficiles.

Les flux de trésorerie libre s'est échoué à -0,4 million de francs suisses (4,4 millions en 2024).

La direction reconduit son objectif à moyen terme de marge Ebit d'au moins 6%, mais demeure prudente sur l'exercice 2026. Les marchés sur lesquels Feintool évolue devraient se développer de manière inégale. Le groupe table sur la persistance de difficultés en Europe, aux Etats-Unis et en Asie.

Lors de l'assemblée générale du 29 avril, Heinz Loosli va quitter le conseil d'administration. Il mettra ainsi à un terme à 28 ans d'engagement au sein de Feintool, dont sept comme directeur général entre 2009 et 2016.

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