La rentabilité de l'ensemble du secteur est sous pression. La marge moyenne des 19 plus grands groupes automobiles est tombée à 3,5 %, son niveau le plus bas depuis l'année 2020, marquée par la pandémie de Covid. 'Pour les constructeurs allemands en particulier, la crise est loin d'être surmontée', souligne Constantin M. Gall, expert du secteur chez EY. L'industrie automobile allemande traverse une mutation structurelle profonde. 'L'effritement des marchés extérieurs, des surcapacités coûteuses, des investissements massifs dans les logiciels et le démarrage laborieux de l'électromobilité pèsent sur les résultats', explique M. Gall.
Au classement des constructeurs les plus rentables, le japonais Suzuki occupe la première place avec une marge de 10,9 %, suivi du géant américain General Motors (9,4 %) et du sud-coréen Kia (7,5 %). BMW se hisse au quatrième rang avec 6,5 %, Mercedes-Benz pointe à la sixième place avec 6,0 %, tandis que Volkswagen figure au 13e rang avec 3,3 %.
Le marché chinois s'affirme de plus en plus comme un frein à la croissance. Les ventes des groupes allemands y ont plongé de 16 %. 'De vache à lait à enfant à problèmes : la Chine demeure l'un des défis majeurs pour les groupes allemands', précise M. Gall. En outre, un environnement mondial complexe complique la donne pour les fabricants. 'Les tensions géopolitiques, le nationalisme, les barrières commerciales et la versatilité des choix politiques en matière de motorisation façonnent le secteur', ajoute-t-il. Les groupes allemands se trouvent dans une position délicate, ne pouvant plus tirer profit d'un commerce mondial sans entraves.
(Rapport de Rene Wagner, rédigé par Christian Götz. Pour toute question, veuillez contacter notre rédaction à l'adresse berlin.newsroom@thomsonreuters.com)


















