Selon les autorités lettones et estoniennes, ces engins ayant frappé des pays membres de l'OTAN feraient partie d'une offensive ukrainienne de plus grande envergure visant la Russie. Cet incident fait suite à la chute d'un autre drone ukrainien dans un lac en Lituanie lundi dernier.
L'atterrissage de ces drones en Estonie et en Lettonie a coïncidé avec les déclarations de responsables russes faisant état d'une attaque de drones ukrainiens ayant incendié des installations pétrolières dans les ports russes de Primorsk et d'Oust-Louga, sur la mer Baltique. Ces sites constituent des hubs d'exportation majeurs situés à proximité de l'Estonie et de la Finlande.
L'Ukraine a intensifié ses frappes de drones contre les raffineries et les routes d'exportation russes ces dernières semaines, cherchant ainsi à affaiblir l'économie de guerre du Kremlin alors que les pourparlers de paix, sous l'égide de Washington, sont au point mort.
Le gouvernement estonien a précisé qu'aucun blessé ni dégàt n'est à déplorer suite à l'impact sur la centrale d'Auvere, située à seulement 2 km de la frontière russe.
"Le drone ne visait pas l'Estonie. C'est une conséquence concrète de la guerre d'agression totale menée par la Russie", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans une publication sur X.
Le président letton Edgars Rinkevics a confirmé aux journalistes que le drone s'étant écrasé en Lettonie était ukrainien et participait à une attaque contre des cibles russes, selon le diffuseur public LSM.
Un troisième drone a brièvement pénétré l'espace aérien letton via la Biélorussie avant de se diriger vers la Russie, ont ajouté les autorités lettones.
En début de semaine, le Premier ministre lituanien avait également indiqué qu'un drone militaire tombé dans un lac provenait d'Ukraine et visait les exportations pétrolières russes avant de dévier de sa trajectoire.
"La guerre provoquée par l'agresseur russe nous a conduits à cette situation, où des drones s'écrasent sur les territoires des trois États baltes en l'espace de 48 heures", a déclaré mercredi le ministre lituanien de la Défense, Robertas Kaunas.
"Il est évident que la défense aérienne est un défi non seulement pour la Lituanie, mais pour l'ensemble de l'OTAN", a-t-il conclu.





















