La perspective d'un cessez-le-feu en Ukraine, espoirs fondés sur la rencontre Trump-Poutine du 15 août en Alaska, a accru la pression sur les entreprises européennes de la défense. Sur une durée d'un mois, cinq des six principaux acteurs européens ont sous-performé les indices. L'exception qui confirme la règle est le suédois Saab. La plus forte correction échoit sans surprise à Rheinmetall, pour l'unique raison que c'est l'action qui avait le plus flambé ces derniers trimestres.
Voilà le parcours des six actions concernées (BAE Systems, Thales, Leonardo, Rheinmetall, Saab et Dassault Aviation) et de l'indice Stoxx Europe 600.

Une autre façon de se représenter le comportement du secteur en 2025 est de prendre en référence l'ETF Wisdomtree Europe Defence libellé en euro, opportunément lancé par l'émetteur en mars dernier. Il a reculé de 5,5% sur un mois, mais a généré des gains depuis son arrivée sur le marché (13% de hausse sur la base des cours du lundi 11 août au matin). Cet ETF thématique a connu une ascension fulgurante (encours passé de 0 à 2,9 milliards d'euros à date).

Parcours de l'ETF Wisdomtree sur la défense, lancé en mars dernier, vs. Stoxx Europe 600
Un hypothétique accord sur l'Ukraine ne réduira pas à néant les dépenses de défense promises par les Européens. Mais il modifierait le fil porteur de la narration et contribuerait à faire réapparaître quelques fissures dans le vernis de l'unanimité communautaire. Comme le marché est dans l'anticipation et la gestion du risque, il se doit de s'adapter à l'évolution des tendances.


















