Les salariés vont intensifier le mouvement de grève débuté la semaine dernière sur les installations de GNL d'Ichthys en Australie, exploitées par le groupe japonais Inpex. Ce durcissement fait suite à l'impasse des négociations salariales, a annoncé lundi le syndicat Offshore Alliance.

Le site d'Ichthys représente environ 10% de l'offre de GNL de l'Australie, désormais deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié après les dommages subis par les infrastructures qataries dans le cadre du conflit avec l'Iran.

L'Offshore Alliance, qui regroupe le Maritime Union of Australia et l'Australian Workers' Union, a précisé qu'elle allait accentuer les débrayages de quatre heures et les blocages entamés mercredi dernier sur les sites de production.

'Hier soir, les membres ont approuvé l'extension des arrêts de travail à huit heures par jour, et nous mettrons en place une série d'interdictions de tâches dès jeudi', a déclaré le syndicat dans une publication sur Facebook.

L'organisation syndicale accuse Inpex, le plus grand explorateur de pétrole et de gaz du Japon, d'avoir renié les conditions convenues lors d'une médiation supervisée par la Fair Work Commission samedi dernier.

Selon le syndicat, Inpex tente d'imposer un accord d'entreprise prévoyant des conditions moins favorables que celles discutées précédemment, notamment une réduction des primes de travail sur site isolé, une diminution des garanties de postes à plein temps, des rémunérations inférieures aux niveaux de compétence et des conditions de licenciement en deçà des standards du secteur.

Inpex n'a pu être contacté immédiatement par Reuters pour un commentaire.