Porté hier par la défense et l’énergie mais freiné par la tech, l’appétit pour le risque reste mesuré avant un vendredi sous haute tension. À Paris, le CAC 40 avait terminé en légère hausse de 0,12% à 8243 points, dans le sillage des valeurs financières et du luxe.
Outre-Atlantique, le Dow Jones a gagné 0,55% à 49.266,11 points, le S&P 500 est resté inchangé (+0,01% à 6.921,46 points) et le Nasdaq Composite a cédé 0,44% à 23.480,02 points, pénalisé par les valeurs technologiques alors que l’énergie bondissait de 3,2%.
Côté macro, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont légèrement augmenté à 208.000, tandis que le déficit commercial d’octobre est tombé à 29,4 Mds$, son plus bas niveau depuis 2009, dopant les anticipations de croissance au T4. La productivité non agricole du T3 a été confirmée en forte hausse (+4,9% annualisé) et les coûts salariaux unitaires en baisse (-1,9%).
Aujourd’hui, la séance sera dominée par le rapport officiel sur l’emploi américain de décembre à 14h30. Le consensus table sur 60.000 créations de postes, un chômage à 4,5% et des salaires en hausse de 0,3%. La décision très attendue de la Cour suprême sur la légalité des tarifs globaux de Donald Trump pourrait, elle aussi, déclencher un accès de volatilité. En zone euro, les investisseurs suivront la production industrielle en France (8h45) et les ventes au détail de la zone euro (11h00), tandis qu’en Allemagne seront publiés la production industrielle et la balance commerciale (8h00).
Dans cette attente, le CAC40 gagne 0.3% en préouverture aujourd'hui.
Graphiquement, l'indice devrait déborder dans les premiers échanges la zone des 8257 points et pourrait ainsi prochainement retourner tester ses records.



















