Selon des sources proches du dossier, les États-Unis et l'Iran seraient sur le point de conclure un accord provisoire pour mettre fin à leur conflit. Un projet de cadre prévoirait l'arrêt permanent des attaques, tout en laissant de côté les questions les plus litigieuses, a-t-on appris dans les cercles de négociation. Les cours du pétrole ont reculé de plus de 3%. Le baril de Brent de la mer du Nord s'est échangé par moments à 97,44 dollars, tandis que le WTI américain s'affichait à 91,92 dollars. Mercredi, les cours avaient déjà plongé d'environ 12% en séance.
Les investisseurs espèrent que les négociations permettront de réouvrir le détroit d'Ormuz, voie navigable cruciale pour le transport d'hydrocarbures, actuellement bloquée par l'Iran. Selon un rapport de l'agence de presse saoudienne Al Arabiya, un accord aurait été conclu pour assouplir le blocus américain sur les ports iraniens en échange d'une réouverture progressive du détroit d'Ormuz.
LES INVESTISSEURS ESPÈRENT LA FIN DE LA CRISE ÉNERGÉTIQUE
Les ruptures d'approvisionnement en pétrole brut depuis le début de la guerre fin février ont fait exploser les prix et déclenché une crise énergétique. La semaine dernière, le Brent a atteint son plus haut niveau depuis mars 2022, à plus de 126 dollars le baril. Toutefois, selon les experts, les investisseurs doivent s'attendre à ce que les prix du pétrole restent élevés, même en cas de percée prochaine des négociations de paix. Même si le détroit est réouvert dans les semaines à venir, le prix du brut ne devrait pas baisser de manière significative dans l'immédiat en raison des dommages causés aux infrastructures énergétiques, prévoient les analystes d'OCBC Bank.
Sur le marché des changes, l'euro a profité de la baisse des cours du pétrole, l'UE étant fortement dépendante des importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié. La monnaie unique a progressé de 0,3% pour atteindre un sommet à 1,1787 dollar. À l'inverse, l'indice dollar a reculé de 0,2%. Face à l'affaiblissement de la devise américaine, les investisseurs se sont tournés vers l'or. Le métal jaune a renchéri de 1,3% à 4748 dollars l'once. Les cours de l'or ont chuté de plus de 10% depuis le début de la guerre fin février, plombés par les craintes inflationnistes liées à la cherté du pétrole.
HENKEL EN TÊTE DU DAX APRÈS SES RÉSULTATS
Du côté des valeurs, une série de publications d'entreprises a provoqué des mouvements de cours parfois marqués. Henkel a figuré parmi les plus fortes hausses du Dax, avec un gain de 5,6%. Le groupe de biens de consommation a vu son chiffre d'affaires progresser légèrement en organique, malgré la morosité de la consommation. À l'inverse, Siemens Healthineers a lâché près de 5%. Le groupe de technologies médicales a revu à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfice pour l'exercice en cours, en raison de sa division diagnostic.
Sur le MDax des valeurs moyennes, le motoriste Deutz a séduit grâce à son programme d'économies et a fait part d'une croissance de ses revenus et de ses profits au premier trimestre. Le titre a bondi de 9,4% au plus haut de la séance. Chez Lanxess, la faiblesse de la demande, la pression persistante sur les prix en provenance d'Asie et des effets de change défavorables ont laissé des traces profondes. Le chimiste de spécialité basé à Cologne a subi une chute de ses résultats au premier trimestre, entraînant un plongeon de 11% de l'action.
À la Bourse de Milan, les investisseurs se sont délestés massivement des titres Campari, après que les ventes du groupe de spiritueux au premier trimestre sont ressorties inférieures aux attentes. L'action a dévissé de 14%. Ses concurrents Diageo et Pernod Ricard ont cédé chacun près de 2%.
Chez Maersk, les investisseurs espéraient manifestement des perspectives plus ambitieuses : l'action de l'armateur danois a reculé de 6,6%. Malgré un bénéfice supérieur aux attentes au premier trimestre, les prévisions pour l'ensemble de l'année sont restées inchangées. La banque privée Berenberg s'est dite 'modérément surprise' par l'absence de révision à la hausse des estimations, jugeant cette posture de plus en plus conservatrice.
(Rapport de : Daniela Pegna. Collaboration : Anika Ross, édité par Christian Götz. Pour toute question, veuillez contacter notre rédaction à berlin.newsroom@thomsonreuters.com (pour la politique et la conjoncture) ou frankfurt.newsroom@thomsonreuters.com (pour les entreprises et les marchés).)

















