Corteva a annoncé vendredi anticiper jusqu'à 115 millions de dollars de coûts supplémentaires pour la restructuration de ses activités de protection des cultures, prévoyant notamment l'arrêt de la production sur son site d'Asturies, en Espagne.

Le groupe agrochimique américain avait annoncé l'an dernier la scission de ses activités de semences et de protection des cultures en deux entités distinctes cotées en bourse, l'unité dédiée aux semences et à la génétique devant être baptisée Vylor. Cette séparation devrait être finalisée au cours du second semestre de cette année.

L'entreprise a également indiqué vendredi avoir réévalué les coûts liés à l'arrêt de la production sur son site de Pittsburg, en Californie.

Corteva table désormais sur un montant total de charges de restructuration et de dépréciations d'actifs avant impôts compris entre 750 et 815 millions de dollars, incluant 100 à 125 millions de dollars d'indemnités de licenciement et de prestations connexes.

Le groupe prévoit que les dépréciations d'actifs s'élèveront à un montant compris entre 350 et 372 millions de dollars, tandis que les dépenses liées à l'arrêt des activités de production — comprenant les résiliations de contrats, le déclassement et la démolition — devraient atteindre 300 à 318 millions de dollars.

Ces charges s'inscrivent dans le cadre d'un effort plus large visant à rationaliser son empreinte industrielle mondiale et à réduire ses coûts structurels, a précisé la société dans un document boursier.

Les sorties de trésorerie sont estimées entre 400 et 443 millions de dollars, principalement liées aux opérations de démolition, aux ruptures de contrats et aux versements aux salariés.

La fermeture du site espagnol reste soumise à la consultation des comités d'entreprise et des syndicats. Corteva a averti que les coûts finaux pourraient varier en fonction des négociations et d'autres facteurs.

L'essentiel de la restructuration devrait être achevé d'ici la fin de l'année 2028. Le groupe a ajouté que les réductions d'effectifs seraient soumises aux réglementations locales en vigueur.

Enfin, l'entreprise a indiqué que les conditions de vente des terrains du site californien avaient été acceptées, sous réserve de la finalisation de l'audit préalable (due diligence).