Zurich (awp) - La Bourse suisse profitait toujours mardi l'approche de la mi-journée, comme ses consoeurs du Vieux continent, de la perspective d'une levée prochaine de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis, qui doit libérer un flot de données conjoncturelles en souffrance de publication sur l'état de santé de la première économie de la planète.

La place zurichoise voulait en outre croire dans la perspective d'un prochain allègement des droits de douane punitifs appliqués depuis août sur les exportations helvétiques à destination du pays de l'oncle Sam, relayée la veille par la presse spécialisée outre-Atlantique.

"Un tarif de 15% alignerait la Suisse sur le niveau appliqué à l'Union européenne et serait perçu comme une victoire politique et économique à Berne," explique John Plassard, associé chez Cité Gestion, qui considère toutefois que les négociations demeurent suspendues à un fil à la suite de précédentes déconvenues.

A l'approche de 11h00, le Swiss Market Index (SMI) s'appréciait de 0,93% à 12'571,32 points, le Swiss Leader Index (SLI) de 1,04% à 2050,89 points et le Swiss Performance Index (SPI) de 0,94% à 17'341,51 points.

Sur les 30 principales valorisations, 26 progressaient, deux hésitaient encore, tandis que Swisscom (-0,8%) et SGS (-0,5%) reculaient.

En tête d'indice, la porteur Swatch s'appréciait de 4,1% et distanciait le concurrent genevois Richemont (+1,8%).

Tous les poids lourds participaient au festin, de Novartis (+0,6%) à Roche (bon +1,4%), en passant par UBS (+0,7%) et Nestlé (+0,9%).

Sur le marché élargi, le spécialiste des emballages SIG Group (-1,5%) a été recalé à "hold" par Berenberg et Clariant (-3,7%) à "underperform" par Jefferies.

L'opérateur de télécommunications Sunrise perdait 4,1%, dans le sillage de résultats trimestriels pourtant moins déficitaires que redouté.

La Banque cantonale de Bâle-Campagne (bon de participation +0,6%) s'est résolue à tirer la prise de sa filiale à problèmes Radicant, n'ayant su convaincre aucun prétendant pour une reprise.

PSP Swiss Property cédait 2,3%, nonobstant un généreux produit des revalorisations sur les neuf premiers mois de l'année.

Le spécialiste des engrenages Klingelnberg (-3,4%) a accusé une lourde perte au premier semestre 2025/26, mais escompte toujours parvenir à redresser la barre sur l'ensemble de l'exercice.

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