Le directeur général de la banque italienne UniCredit, Andrea Orcel, rencontrera lundi la responsable de la concurrence de la Commission européenne, Teresa Ribera, ainsi que la commissaire aux services financiers, Maria Luisa Albuquerque, selon l'agenda de l'exécutif communautaire.

Ces entretiens interviennent alors que l'Union européenne s'oppose aux États membres qui freinent la consolidation bancaire au sein du bloc.

La semaine dernière, UniCredit a lancé une offre visant à accroître sa participation dans le prêteur allemand Commerzbank, malgré la ferme opposition de Berlin.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré ce mois-ci que Berlin s'opposait aux rachat hostiles et agressifs dans le secteur bancaire, faisant référence au projet de rapprochement entre UniCredit et Commerzbank.

La Commission fait également pression sur l'Italie pour qu'elle adopte de nouvelles modifications à sa législation sur le 'golden power', après qu'une première révision n'a pas réussi à apaiser les craintes de Bruxelles. Ces règles, qui permettent à Rome de contrôler les fusions bancaires, sont jugées contraires au droit de l'UE. Ce cadre juridique permet à l'État d'examiner et d'intervenir dans les transactions impliquant des sociétés jugées stratégiques pour les intérêts nationaux.

Le conflit avec l'Italie a éclaté après qu'UniCredit a imputé à l'intervention du gouvernement sa décision, l'an dernier, d'abandonner une offre de rachat sur son concurrent plus modeste Banco BPM.