Plusieurs entreprises du secteur de la défense, dont le géant européen de l'aéronautique Airbus et le groupe Indra, ont signé jeudi une déclaration commune proposant au ministère espagnol de la Défense leurs capacités technologiques pour développer une alternative au projet d'avion de combat Système de combat aérien du futur (SCAF). Les signataires — Airbus, GMV, Grupo Oesia, Indra, ITP Aero et Sener — se sont dits prêts à collaborer avec d'autres pays européens pour mettre en œuvre les prochaines phases de développement de ce système de combat de sixième génération. o L'objectif affiché par ces entreprises est de rendre opérationnel un système de combat alternatif à l'horizon 2040. o La France et l'Allemagne ont convenu d'abandonner le programme SCAF, tout en poursuivant le développement d'un système de drones et d'un réseau de données associés, ont indiqué lundi deux responsables du gouvernement allemand à Reuters. o La décision d'annuler le SCAF intervient après que le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont conclu qu'Airbus et le constructeur français Dassault Aviation étaient incapables de parvenir à un accord. o L'Espagne, qui participait au projet via ses participations dans Indra et Airbus, a qualifié l'abandon du programme d'« échec politique » pour l'Europe. o « Les intérêts industriels ont été privilégiés au détriment des intérêts de sécurité et de défense de l'Europe », a déclaré mardi la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, devant la presse.