Le marché a connu un regain de volatilité au cours du mois d'avril. Plusieurs éléments expliquent ce mouvement: tout d'abord, les chiffres d'inflation aux US plus élevés qu'attendu couplés à de solides chiffres de l'emploi, ont fait craindre aux investisseurs un report des baisses de taux de la part de la Fed, alors qu'une croissance du PIB plus faible qu'attendue pourrait laisser présager une situation de 'stagflation'. Ensuite, la résurgence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient a eu un impact sur les actifs risqués", constate Swiss Life AM.

Enfin, les facteurs techniques sur la classe d'actifs high yield étaient moins porteurs que les mois précédents, précise le gestionnaire d'actifs.

Les craintes d'un report des baisses de taux de la part de la Fed ainsi que les risques grandissant d'une "stagflation" ont eu un impact direct sur les taux d'Etats: le 5 ans allemand et américain ont augmenté respectivement d'environ 30 et 50 points de base. Les opérateurs de marché tablent désormais sur 1 à 2 baisses de taux pour l'année 2024 côté américain contre 6 en fin d'année dernière.

"Par conséquent, une inflation qui se maintiendrait au-dessus de 3% soutenue par de solides chiffres économiques pourrait raviver le risque d'une hausse de taux supplémentaire de la part de la Fed, impactant négativement les primes de risque", estime Swiss Life AM.

Celles-ci sont restées globalement stables au cours du mois d'avril malgré l'augmentation de la volatilité. Les performances négatives du high yield s'expliquent donc quasi exclusivement par l'effet taux.

Les résurgences du conflit au Moyen-Orient ont bien eu un impact négatif sur les primes de risque en début de mois, mais celles-ci sont rapidement revenues à leur niveau de fin mars. Et cela malgré les flux de décollecte dans les fonds HY ainsi que l'augmentation significative du volume de marché primaire.