"Pour les prochaines semaines, le match entre la Banque centrale européenne et la Fed reste très attendu pour savoir qui baissera les taux en premier", souligne Alexandre Hezez, stratégiste du groupe Richelieu, en ouverture de sa note mensuelle. Pour lui "les enjeux sont bien différents entre les Etats-Unis et l’Europe": aux États-Unis, l’économie a été "d’une incroyable résilience" alors qu’ en Europe, les agent "commencent juste à se remettre des hausses des taux historiques". "Pour l’instant, l’attitude de prudence des banquiers centraux est plutôt une bonne nouvelle" juge-t-il.

Cette prudence "démontre la volonté d'éviter autant que possible un retournement face à une stabilité des prix qui ne serait pas véritablement engagée". C'est "la volonté de maintenir une crédibilité dans l'action monétaire" qui fait que le stratégiste reste positif sur les marchés actions pour les prochaines semaines alors que "la situation reste favorable aux entreprises qui devraient contenir la baisse de leur marge".