Paris (awp/afp) - Le groupe Galeries Lafayette, chahuté par la pandémie de Covid-19 qui l'a privé d'une partie importante de sa clientèle et contraint à garder portes closes sur de longues périodes, a assuré jeudi retrouver des niveaux d'activité équivalents à ceux de 2019.

Les Galeries Lafayette prévoient de retrouver en 2024 leurs ventes de 2019, soit 3,85 milliards d'euros (3,72 milliards de francs suisses) de volume d'affaires sous enseigne. C'est ce qu'a assuré le directeur général du groupe Nicolas Houzé, descendant du fondateur du grand magasin du boulevard Haussmann Théophile Bader, jeudi lors d'un point presse.

"Une partie de notre clientèle n'est toujours pas revenue", en particulier les groupes de touristes chinois, a-t-il détaillé, mais l'entreprise est "revenue à la rentabilité d'exploitation depuis 2022" et prévoit un plan d'investissement de 400 millions d'euros sur cinq ans.

Le groupe, qui fêtera ses 130 ans d'existence à la rentrée, a réalisé 3,6 milliards d'euros de ventes en 2023 sous enseigne. Un chiffre qui comprend les ventes réalisées par le vaisseau amiral parisien, situé boulevard Haussmann, les 18 autres magasins français exploités par le groupe, mais aussi ceux exploités en franchise, en France et à l'international.

Le magasin Haussmann, qui a accueilli à lui seul 30 millions de visiteurs de plus de 100 nationalités en 2023, a réalisé 1,9 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2023, et devrait lui aussi retrouver en 2024 son niveau de ventes pré-Covid, selon le groupe.

Ce dernier a cédé en 2023 le célèbre Bazar de l'Hôtel de Ville (BHV) parisien à une petite foncière, la Société des Grands Magasins (SGM). "Nous avons pensé qu'au sortir de ces crises, il fallait concentrer nos efforts humains et financiers sur notre marque coeur", a expliqué Nicolas Houzé jeudi.

Concernant les Jeux olympiques, il estime qu'ils seront "une vitrine extraordinaire pour la ville de Paris" mais qu'ils compliqueront l'accessibilité au centre de Paris, et le groupe a anticipé une "perte d'activité de l'ordre de 5 à 10% sur les deux mois d'été", qu'il espère rattraper ensuite. "C'est ce qui s'était passé pour nos camarades anglais" après les Jeux de Londres, a expliqué Nicolas Houzé.

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